Jack Larsen & The Phlegmatic Ugly Ponies

Motherfuckin' rock'n'blog. Que du déjà fait, mais différent.

31 octobre 2008

Accroche-toi à la branche!

Yep!
Aujourd'hui, post faciès.

La musique d'ambiance de l'intérieur de ma tête. Avec quizz bonus, d'où qu'y vient cet enchanteur mélodique?

Donc, hier, j'te disais que j'allais changer de tête. C'est chose faite.

J'ai même les photos pour le prouver (pour une fois que les photos arrivent en même temps que le post!).

Alors, bon, avant, j'avais déjà une belle gueule, du genre que les filles avaient leur Petit Bateau mouillé, et que les mecs m'appelaient le Rainbow Warrior (rapport au truc que tu veux buter parceque c'est un grain de sable dans ta mécanique)(et rapport au bateau)(oui, j'ai de formules vraiment nazes)(et oui, je sais filer les métaphores).

Bref, voila à quoi je ressemblais, avant le drame:

Avant
Non, je n'avais pas pris de drogue, juré

Je voulais changer, et y'a quelqu'un qui m'a dit, que donné la solution.

Tu vas voir, c'est radical.

Parceque je suis un dingo, moi, je ne recule devant rien!

Hier soir, j'ai changé.

Les premiers pas dans la rue étaient un peu hésitants, je voyais pas bien comment les gens percevaient ce nouveau moi. L'impression d'être bourré à jeun (l'expression "bourré à jeun", c'est un oxymore. Comme ça, en plus, t'apprend des trucs), et puis la superbe reprend le dessus. Ce matin, au taf, les gens ont été surpris, faut dire que je les avaient pas prévenu. Toi aussi ça risque de te faire un choc.

Fais gaffe, lectrice, tu vas noyer ta culotte!

Fais gaffe, lecteur, tu vas faire un infarctus de jalousie!

Allez, j'ai laissé duré le suspense assez longtemps, louke ate zeu niou staylle:

Apr_s
Alors, heureuse?

Depuis hier, le monde est très différent. Par exemple, j'apprend à 25 ans que les prix de supermarché, on peut les lire en restant debout, et que les panneaux de signalisation, on peut les lire avant d'être à 10 mètres d'eux. J'ai aussi enlevé l'option loupe pour lire les sms sur mon GSM portatif. Je trouvais bien que les constructeurs avaient déconné dans leurs règlages...

Tantôt, je te raconterai comment je vais changer de genou.
J'ai un peu l'impression en ce moment qu'on me laisse le choix entre un genou en mousse ou des yeux en coton...

Dans ton Haïku au fond à droite:
Corriger sa vue
Profiter de l'occasion et s'offrir
Un visage neuf

Allez, bon week-end à toi.

Posté par Jack Larsen à 10:50 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [7] - Permalien [#]

Et sinon,

hier soir, j'ai regardé Taxi Driver, c'est juste fantastique.

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C'est à moi que tu parles, enculé?

Dans la lignée de The fingers (en VF "Mélodie pour un tueur", le film plagié par dont est inspiré De battre mon coeur s'est arrêté), la même descente aux enfers d'un mec tiraillé entre son envie de bien faire et ses démons, ce qui le fait sombrer dans une folie brute et noire.

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Si t'aime les voitures et les barjots

En même temps, les deux films sont avec Harvey Keitel, qu'est quand même (enfin, dans les 70's) une putain de gueule de cinoche. Et De Niro avec l'iroquois, et avant qu'il prenne l'habitude de mettre le menton en avant. Et le légendaire "You're talking to me?". Un pur chef d'oeuvre.

Et sinon, si tu vas là, tu sauras ce que je fais Mardi. (ça, c'est juste pour faire remonter le blog sur gogole)

Posté par Jack Larsen à 10:49 - Plans cul(turels) - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 octobre 2008

Soyons franc, pour un coup!

R'ooo, putain, Jack, c'est quoi ces titres de plus en plus pourris?
Ouais, mais j'en vois certaines qu'ont pas compris.
Compris quoi? Le jeu de mot pérave de footeux?
Ben ouais, regarde, elles viennent de relire le titre pour vérifier...

Yep!
Aujourd'hui, post honnête.

La musique d'ambiance (qu'est plutôt d'ambiance d'hier soir, où y'avait des produits naturels de qualité)

Bon, on va pas se mentir. Non, vraiment, je crois qu'il faut faire preuve de transparence et d'honnêteté, je ne vous mentirai pas, j'ai changé, personne n'est venu et personne ne viendra à mes sessions week-end. Pas grave, c'est à vous que ça manquera, moi j'en ai bien profité.

Mais voilà, c'est juste que j'ai pas grand-chose à dire d'autre.
Bien sûr, je pourrais te parler de ma nouvelle tête, mais ca ne pourra pas se faire avant demain.
Je pourrais aussi te parler de mon nouveau genou, mais comme ca nécessitera d'être un post d'anthologie (tu comprendra), y faudrait que je le bosse un peu.
Je pourrais te parler du bon temps qu'est mort et qui r'viendra de la caravane qu'on va chercher samedi, et qu'on va tout casser dedans pour en faire une roulotte-atelier avec fourneau à bois et coin café, mais je suis pas sûr que ça te passionne.
Je pourrais te parler de ma prochaine soirée Slam, que ça va être de la balle, parcequ'il y aura plein de monde. Mais toi tu viendras sans doute pas, vu que tu viens déjà pas me voir le week-end, ingrat!

Alors puisque c'est comme ça, je te cause plus...

...

...

...

...

jusqu'à demain.

...

...

...

...

...

...

...

...

...

T'as vu la chute de merde? Tu penses bien qu'avec une chute comme ça, j'allais pas me casser l'Haïku! Par contre, je t'ai donné des indices, tu peux jouer chez toi à deviner de quoi je vais te parler tantôt...

Posté par Jack Larsen à 11:21 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [2] - Permalien [#]

20 octobre 2008

Melting potes

Yep!
Aujourd'hui, post invitation à l'américaine la dernière minute.

La musique d'ambiance, qu'est pas trop d'ambiance mais qui donne un aperçu de mon dernier achat musical.

J'ai toujours eu la chance d'avoir certains amis dont l'une des qualités principales est de brasser les gens, de mélanger les centres d'intérêt, de faire se rencontrer les gens, bref, d'être humanistes.

Donc, on va la faire courte, mes parents indignes adorés partent en vacances sans moi à Chypre la semaine prochaine, et m'ont confié la garde de leur enfant caché chien. Du coup, je réenménage chez eux pour une semaine, à compter de samedi et jusqu'à dimanche prochain.

Dans le même temps, je me disait que je verrais bien mes potes et que je ferais bien de nouvelles rencontres avant d'être immobilisé (j'te raconterai tantôt), mais que comme j'étais un peu coincé sur Bezak, ça allait pas être facile.

Du coup, si ça te dit de profiter d'un château en espagne d'une maison agréable avec jardin en Franche-Comté, alcool, fromage, rigolade et nature prolifique (et ce que tu veux bien y rajouter), t'as qu'a venir l'un des deux week-end (conditions de vente ci-dessous). Que tu sois un pote ou un lecteur (presque) inconnu parceque virtuel, saches que t'es bienvenu(e), ça me ferait plaisir d'être à mon tour un brasseur d'amis.

Alors tu va me dire "t'es gentil, Jack, mais c'est un peu court pour se décider, et pis j'habite loin, genre Tours, Paris, Lille, Cognac, ça va me coûter cher, et pis c'est un peu bizarre comme proposition, on se connait pas" et des tas d'autres arguments, aussi légitimes que recevables (sauf que je comprends pas pourquoi tu t'évertues à parler en rose, c'est ridicule).
Seulement moi j'ai qu'une chose à te dire "dans la vie, il faut savoir être réactif, et puis avec la SeuNeuCeuFeu, c'est moins cher, et puis si on ne se voit jamais, on risque pas de se connaître, et puis tu te démerdes, mais c'est une proposition qui se reproduira pas tous les jours". Et pis sois un peu wok'n'wall, une fois au moins dans ta vie!

Conditions générales de vente:
- Tu t'inscris dans les commentaires, même si t'es un nezdebeu.
- Tu précises à combien tu viens (pièces rapportées bienvenues, en revanche les marmots, moyen)
- Tu dis à quelle session tu viens (t'as de la chance, tu peux même venir aux deux)
- Tu précises quel jour et vers quelle heure tu comptes arriver
- Tu prends un billet de train en direction de la gare de Besançon (je peux venir te chercher en carrosse) Ou si tu prends ta voiture, tu me le dis, et on s'arrange pour que je t'explique comment arriver
- Tu fais ta valise en n'oubliant pas d'y mettre des capotes un sac de couchage

Date limite de dépôt des dossiers:
Jeudi 23 octobre à minuit pour le week-end du 25 octobre (du samedi au dimanche)
Mercredi 29 octobre à minuit pour le week-end du 1er novembre (du vendredi soir au dimanche)

T'as vu comme je sais être administratif, un peu? C'est dingue,non?

Dans ton Haïku au fond à droite:
Foncer vers l'inconnu
Se décider sur un coup de tête
Parier sur la beauté de la vie

A bientôt j'espère! (titre d'un film de Chris Marker, à voir absolument)

Posté par Jack Larsen à 09:55 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [20] - Permalien [#]

17 octobre 2008

Pwoooh, être ici, té!

Ouais, le titre, l'est vraiment naze! Mais j'te rassure: le post aussi.

Yep!
Aujourd'hui, un post poétiquement correct.

D'abord, merki de t'être inquiété pour moi, ça va mieux, merci. Du coup, on peut parler d'autre chose.

Mais on écoute toujours la même chose parceque c'est résolument très beau et j'ai pas d'autre idée pour l'instant.

Ah si, on va écouter un truc génial dans sa poésie, que si t'es de Paname, ça t'fera voyager pour pas cher.

Tu n'est pas sans savoir que je fais du Slam (Grand Corps Malingre riprazent)(non, c'est pas mon nom de scène)(c'est pas non plus Jack Larsen)(en fait c'est juste mon prénom)(ou parfois mon surnom qu'est juste mon prénom inversé)(je suis d'une simplicité déconcertante parfois)(c'est chiant, non, toutes ces parenthèses?)(allez, une dernière et j'arrête)(ou pas). Bref, hier, y'avait soirée slam, du genre de celles qui te font picoler te sentir vivant. Une fuckin' session, dirais-je même. Tellement bien que présentement j'ai la gueule de bois lu tous mes textes, et que j'en ai entendu des superbes. Alors oui, ça va mieux, et oui, voir du monde ça aide pas mal.

Alors le slam, toi tu t'en fous, mais avec les copains, on avait envie de relancer la scène bisontine qu'était un peu en friche depuis quelques années. Et ce, par le biais d'une association de malfaiteurs promotion de la poésie du nom de Poetrycité (d'où le titre de ce post vachement inspiré). Du coup on est en pleine période de débats d'idées, on a des projets, et c'est assez enthousiasmant.

Parmi ces projets, on a décidé d'arrêter d'être foutraques, et de mieux communiquer (notamment sur internénette). Du coup, je suis le créateur de cette splendeur électronique. Ce qui est con, c'est qu'on commence mal: on a oublié de mettre l'horaire sur le premier flyer. Mais tantôt, t'auras les photos des soirées, ce qui va bouleverser ta vie.

Et comme t'as été sympa avec moi, j'te fais part d'un de mes derniers textes.

L’amante religieuse

En toute humidité, cheveux descendre sans crâner le long de ta nuque. En un coup, je glisse le long du tien. Je lobe tes oreilles et tombe nez à nez avec tes yeux. Tes sourcils me posent souci alors je m’attarde sur ta cornée de beaf. Accompagné de la moutarde qui te monte au nez, ça promet d’être bon, ça me tarde.

Je joue de malchance au niveau de tes pommettes qui rougissent et font rugir en moi les trompettes de l’amour. J’articulinaire quelque chose mais les lèvres dépassent le maître et ratiches larges. C’est pour moi une bouche froide, parce que j’aurais aimé m’alanguir sur ta langue avant que tes papilles ne prennent leur retraite.

Mais ce soir tu me fais un manège sous un soleil claviculaire, alors en échange de bons procédés je ferai les aisselles en regardant par-dessous ton épaule nord.

Je ne sais plus à quel sein me vouer, et me raccroche à l’aréole, parce que je le vaut bien. La courbe fourbe de tes hanches m’attrapent par le manche et je me retrouve en infériorité numérique face à ton grand nombril.

Ce texte est déjà assez long, il serait temps de lui trouver une chute, mais je ne chute que sur celle de tes reins, j’y peux rien. Alors chut, parce que j’aborde un sujet délicat. Sans en faire la promotion, je voudrais ton pubis citer, même si je sens tes muqueuses moqueuses. Je ne veux pas m’affaisser à évoquer ton cul, alors je préfère me sphincter.

Tu sembles m’en vouloir, mais moi c’est sans aine que je passe à la suite. Ta cuisse est un état neutre et me permet d’arriver sans encombre à l’ombre de ton genou en réflexion. Là, je prend de la rotule par rapport à la situation et me rend compte que je suis déjà aux trois quarts de ton corps. La glissade le long de ton tibia périmé me donne chaud quand j’arrive à mi-mollet. Heureusement, j’ai le courage chevillé à ton corps, et je me reprends en prêchant tes métacarpes. Je suis alors ton étalon d’Achille qui n’a qu’un seul souhait : être en tes ongles réincarné. A cette idée, je met enfin pied à terre.

Tu es ma censue  alitée, tu m’a vidé de mes sens et prescrit un régime sensuel, alors je l’écrit comme je me panse, je vais me reposer un pieu.

A tantôt, et bon week-end à toi.

PS: Si t'as des idées pour la déco de cette thurne, je suis preneur, parceque je commence à trouver ça mauvais pour la rétine tout ce rouge et jaune. Et cette bannière dont j'ai jamais su quoi foutre, surtout!

Posté par Jack Larsen à 12:18 - Mon encre à l'amer - Commentaires [5] - Permalien [#]

15 octobre 2008

Aimer et être aimé, man

Par rapport à tout ce que j'ai envie de dire, qui reste d'actualité, je crois qu'en fait, l'explication c'est que je végète parceque je me sens seul, terriblement seul (ou comment rentrer dans un cercle vicieux). Et c'est marrant (ou pas), mais j'ai l'impression qu'il y en a d'autres qui en ce moment sont dans le même cas que moi. Seulement, ces autres le disent de manière plus jolie.

Alors d'accord, c'est pas très joyeux, d'accord t'avais envie de rigoler en venant ici, d'accord je t'avoue que c'est pas la grande forme en ce moment, d'accord c'est pas très pudique de me répandre devant toi.
Même si c'est pas dramatique, même s'il y a pire, même si ce n'est qu'un questionnement ponctuel (j'espère), même si j'ai pas encore l'âge de me poser ces questions existentielles (y'a-t-il un âge, d'ailleurs pour faire sa crise?), je crois que j'ai besoin que quelqu'un m'aide, alors sauve-moi.

Tu trouveras bien un moyen, j'te fais confiance...

Posté par Jack Larsen à 10:15 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [15] - Permalien [#]

09 octobre 2008

J'ai envie de dire

deux ou trois trucs, parcequ'en ce moment, j'écris pas trop. Je suis dans un état proche de l'ohio comme dans la musique d'ambiance (c'est bien cette idée de la musique d'ambiance, hein). Elle est pas facile ma vie, si tu voyais ça...

La musique d'ambiance

Par exemple, j'ai envie de te dire d'aller te faire mettre acheter cet album qu'est vraiment trop chouette et que j'écoute en boucle en ce moment.

Mais j'ai aussi envie de dire:

"Le célibat, c'est bien mais c'est chiant". Avant, j'aimais bien être seul. Maintenant, beaucoup moins. Je n'ai plus la motivation de me lever le matin pour affronter des journées qui se suivent et se ressemblent trop. J'aimerais avoir quelqu'un à surprendre, à qui penser, avec qui m'engueuler, avec ou sans qui choisir, pouvoir être indépendant, mais le choisir.
Si tu as une copine de type féminin et pas trop regardante, j'ai un émail sur lequel tu peux m'envoyer sa photos, ses mensurations, ses coordonnées.

oui, moi aussi j'y crois. Je suis chaton spirit par moments, t'as le droit de me jeter des pierres.

"La grippe, c'est pas un bon trip". Je suis doublement énérvé depuis que je ne peux plus fumer à cause de ça.

"La clope, c'est chouette mais ça fouette". Même malade, je sens quand les gens viennent de fumer. Et je préfère quand je fume moi-même, ça m'évite de me rendre compte à quel point je sens mauvais.

"La télé, féérique comme une cabine de ski". Un je-ne-sais-quoi qui m'attire comme le papillon de lumière la mouche sur l'étron. Aucun intérêt, mais y'a qu'à se laisser porter.

"Le Kebab, c'est pas de la bouffe de Nabab". Une semaine à ne manger que ça, j'ai le transit aussi fluide que le périph' aux heures de pointe.

"Le déo, c'est beau, le shampoing, c'est bien". La même semaine à me lever toujours à la bourre, entre prendre une douche et arriver en retard au taf, il faut choisir. Je suis quelqu'un de ponctuel.

"Et sinon, t'as vu, j'ai mis à jour mes liens". Y'a des nouveaux, y'en a qu'ont déménagé, y'en a qu'écrivent plus, y'en a qu'écrivent rien que des conneries, y'en a qui disent enfin des choses sensées, y'en a pour tous l'égout les goûts.

Comme tu vois, j'ai une vie passionnante. Et avec tout ce que je viens de te dire, c'est sûr que je marque des points auprès de mon lectorat féminin célibataire avide de mon corps sculptural.

Dans ton Haïku au fond à droite:
Se laisser aller
Vivre seul et se dire
Ca va aller

Allez, végète bien toi aussi et à plus.

Posté par Jack Larsen à 16:54 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 octobre 2008

Les mariés étaient Honneur

Yep!
aujourd'hui, lectorat, c'est John Malko qui s'y colle:
1 parceque j'ai la flemme
2 parcequ'il a gagné un post gratuit au quizz cinoche
3 parceque je t'ai promis un compte-rendu de mariage
4 parcequ'il est mieux placé que moi pour le faire
5 parcequ'il le fait mieux que je n'aurais pu espérer le faire


Eloge de l’Union

Les fidèles lecteurs de Jack – et il y en a – attendent depuis longtemps ma contribution à son grand chantier de réflexions et de justifications appelé « blog ». Bon, moi je ne suis pas un fan de ce concept du « tout étaler sous le nez des autres », mais comme j’ai gagné le droit de faire un post (voir concours n°4, juillet 2008), je ne vais pas me dégonfler et je vais faire honneur à celui sans qui rien ne serait possible. En outre, j’ai enfin trouvé quelque chose d’intéressant à raconter (j’aurai pu parler des JO, de la baisse du pouvoir d’achat, de l’audience de Laurence Ferrari…), donc je vais en profiter pendant que tout ça est encore bien frais dans ma tête.

Tout d’abord, ambiance.

Si les lecteurs attentifs que vous êtes l’ont bien compris, il y a eu un mariage ces derniers temps où Jack était convié. Inutile de préciser qu’en sa qualité de grand ami du couple, Jack, arborant une chemise rouge du plus bel effet, tiré à quatre épingles, et sentant aussi bon qu’une boutique Nocibé, occupait une place d’honneur à la table des mariés. Mais n’allons pas trop vite.

Samedi 20 septembre 2008, Givry, Bourgogne.

Les vendangeurs parcourent les vignes et se cassent le dos pour notre bonheur à tous. Le soleil brille, les oiseaux chantent, l’air sent bon, bref, tout est parfait, comme si les mariés avaient tout prévu jusque dans la météo (ont-ils envoyé des missiles pour chasser les nuages, mystère). Jack se sent bien, il n’a ni trop chaud ni trop froid, n’a pas faim, a un peu le ventre noué, ce qu’il ne comprend pas bien d’ailleurs.

L’église nous est épargnée, n’en déplaise à certains. Pour Jack, ce n’est pas un problème, il n’a jamais su s’asseoir correctement sur un banc, et ne peut s’empêcher de pouffer en entendant l’échange des consentements. L’union sera donc purement civile, et l’ambiance à la mairie est plutôt bonne, les invités s’entassent dans le fond de la salle, tout le monde veut avoir son petit carré de vision de l’événement. Jack, en sa qualité de photographe, investit le devant de la scène, en courbant ses genoux pour donner plus d’ampleur à ses gestes. Et ça marche, les gens s’écartent lorsqu’il veut prendre les mariés en photo. Sacré Jack.

La sortie est triomphale, les mariés sont aspergés de confettis divers. Jack shoote tout avec son appareil, il joue des coudes et l’emporte. Les jeunes mariés affichent un large sourire qui en dit plus long que n’importe quelle parole. La mariée est splendide, robe bleue satinée aux reflets brillants, maquillage discret, chignon impeccable. Le marié n’est pas mal non plus.

La cohorte se dirige derrière la mairie pour une séance photo improvisée. Bien entendu, Jack est aux premières loges et réussit tous ses clichés. Puis, direction les voitures pour un cortège légèrement manqué (problème de synchronisation des parkings) mais qu’importe, à ce stade de la journée, les invités en ont déjà pris plein la vue, les larmes ont coulé pour certain(e)s, et la confirmation de cette pensée qui effleura sans doute quelques esprits encore circonspects : « C’est là que je dois être en ce moment même ». Les autres ne se posaient plus la question depuis longtemps.

Lorsque nous arrivons à la salle, une équipe de serveuses nous attendaient les verres à la main. Cocktails, Clairette de Die, Crémant de Bourgogne… Tout y passe, et notamment, dans le gosier de Jack qui boit comme si c’était sa dernière fois. Qui déguste plutôt, car Jack ne sera pas ivre ce soir, il doit assurer. Et il assurera.

Le vin d’honneur se déroule calmement, les mariés vont et viennent pour saluer les invités qu’ils n’ont plus vu depuis longtemps. Jack et ses potes se complimentent sur leurs tenues respectives, « On devrait toujours s’habiller comme ça » entends-je dire… Tout le monde se trouve beau, tout le monde se trouve au bon endroit, tout le monde constate avec une légère surprise que le mariage n’est pas si ringard, même au 21ème siècle. Les mariés reçoivent une flopé de félicitations, une flopé de fleurs et de cadeaux également. Jack y va de son don personnel, bien évidemment ; Jack est généreux, trop généreux.

The Warlocks, « Angels in Heaven, Angels in Hell »

Au bout de quelque temps, les mariés font passer les invités dans la grande salle pour le repas. Ceux-ci découvrent les couleurs, rouge et blanc, la décoration artisanale mais pertinente, les tables rondes et l’immense piste de danse... Jack se sent une nouvelle fois au mieux, avec sa belle chemise rouge (qu’il finira par enlever d’ailleurs) qui colle parfaitement aux couleurs de la fête. Après un bref mot d’accueil des mariés tétanisés par le stress (le seul moment stressant de la soirée pour eux visiblement), le repas commence dans l’allégresse décomplexée, de personnes simplement et sincèrement heureuses d’être ici.

La fête bat son plein, et les gens dansent alors que le bal n’a pas été officiellement ouvert. L’impatience des danseurs témoigne de leur satisfaction. Jack tourne le dos à la piste, mais converse avidement avec ses camarades de tablée, ses potes (à leur actif, la plus grosse consommation de bouteilles, toutes tables confondues).

Enfin, le père de la mariée, selon la tradition, tend le bras de la belle à son gendre, et l’ouverture du bal se fait sur ce slow saturé qui change des valses traditionnelles. L’effet est réussi, et il me semble bien que Jack se lance lui aussi sur la piste avec une demoiselle…

Les animations étaient particulièrement réussies. Un petit de film de 7 minutes est diffusé sur l’histoire du couple et rencontre un grand succès. Montage rythmé, images d’archives, émotion, humour… Saluons le beau travail de ce jeune réalisateur qui signe sous la patte de « Buse Prod ». Après « Qui veut gagner des gratons ? », les jeunes mariés ont l’honneur d’assister à un sketch familial leur mettant la pression quant à un futur agrandissement de leur nouvelle famille. Chansons, musiciens, danses… Les animations joyeuses se bousculent, et Jack y va de la sienne, en compagnie de ses amis, « Pirouettes Galipettes » séduit autant qu’il amuse les convives. Les jeunes mariés sont aux anges.

Puis, la piste de danse est envahie jusqu’à la fin de la soirée, le repas copieux mais délicieux parfaitement ingéré ne déstabilise aucunement les valseurs, twisteurs, et autres rockeurs…

Quelques notes retentissent – The Clash, donc – et Jack se fend de sa danse caractéristique mélangeant savamment tectonique, strip-tease et un truc-que-lui-seul-sait-faire-aussi-bien. Un cercle se forme autour de lui, les gens tapent en rythme dans leurs mains, et Jack est au centre de l’attention, chose qu’il déteste habituellement, mais pas ce soir. Non, pas ce soir, car ce soir, se sentir bien est un euphémisme, chacun oublie ses névroses personnelles pour se consacrer à ce que le genre humain fait de mieux : le festoiement. Jack danse à en perdre haleine, il enlève sa chemise rouge qu’il jette au visage de la mariée en ébullition, est encouragé à aller plus loin, mais se ravise, pudiquement… Jack maîtrise et fait honneur à son statut d’ami proche.

Avec quelques jours de recul, je ne compte plus les grands moments passés lors de cette journée mémorable. Pour moi, évidemment, en tant que marié, la réussite de cet événement me sauta aux yeux instinctivement, mais pas seulement. Le bonheur lu sur les yeux de tous nos invités, de nos familles et de nos amis, en disait beaucoup plus long que n’importe quel discours. Parfois, les mots ne sont pas assez forts pour relater l’émotion et la force des sentiments mélangés. L’union d’un couple partagée avec tous rend l’humanité meilleure, et aux sceptiques qui déclarent ne pas aimer les mariages, je dirai simplement que c’est dans ces moments là qu’on se sent vivre, qu’on se sent respirer. C’est pour ces moments là que l’on existe.

John Malko


Merci mon pote pour ce post qui fait chaud à la France. Merci à vous deux pour ce moment, pour tous les autres passés et à venir en votre compagnie. Merci, merci, merci.

Posté par Jack Larsen à 15:38 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [0] - Permalien [#]



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