26 février 2009
Camisole de farce
Il parait, d'après quelqu'un, que je suis dingue.
Pourtant, toi qui me lis par inadvertance régulièrement, tu sais bien que tout ce que je dis n'est que maîtrise syntaxique, apologie de l'intelligence, un sens de l'à-propos époustouflant, fruit d'un esprit vif et sain.
En revanche, des fous, des vrais, je vais en voir pendant 4 jours. Parceque je vais là-bas, entre autre pour assister à ça (forcément, si tu cliques pas, tu comprends moins bien cette phrase, et tu risques de me prendre pour un fou). Mais surtout pour voir in situ l'application d'une psychothérapie différente.
Et rien que le fait que j'assiste à un truc aussi pointu, c'est bien la preuve que je ne suis pas fou.
Ou alors, si je suis fou, c'est que je ne sais plus ce que je dis. Et Daniel Balavoine remportera une victoire de la musique cette année. Mais uniquement par paires. Avec des lacets gris. Et l'éléphant prendra sa défense. Sauf en ex-URSS. Une mouche qui vole un étalon. Le ciel est rouge comme l'herbe... Ah ah hin hi ho!
Je suis en week-end quatre jours, bon courage à tes oreilles!
23 février 2009
Tu seras un scrotum, mon fils!
La musique d'ambiance, que j'ai piqué chez une belle découverte (qui souhaite rester anonyme):
Bon, là, je te cache pas que j'ai vraiment, vraiment beaucoup beaucoup beaucoup de mal à me remettre de mon week-end. Week-end pendant lequel j'ai reçu 3 potes, des mecs, pour un "séminaire entre couilles" (d'où le titre, pour partie). Sorte d'exutoire régulier dans lequel on peut redevenir les bêtes primaires que sont les hommes débattre de la théorie quantique et des effets du discours de Toqueville sur la politique du Zimbabwe.
Et ne vas pas croire que c'est parceque j'ai rien dormi, picolé comme dix, fumé une cartouche en 48h, réduit mon vocable à 25 mots en tout et pour tout (par moments, les conversations ont même tourné au concours d'onomatopées), et que je le supporte moins bien qu'il y a quelques années.
Je vieillis les enfants, je vieillis. Et ça risque de pas aller en s'arrangeant.
Mais ce qui me fait dire que je vieillis, c'est surtout le cours de la vie (ça, tu peux le noter et le ressortir quand tu voudras draguer) (ou pas).
Oui, parceque vendredi, à deux heures d'intervalles, j'ai appris deux fois LA bonne nouvelle (si tu comprends pas, vas lire là ou là ou là, ils t'expliqueront leur vie pleine de bonheur). Et de voir que les potes de mon âge avancent dans leur vie et que je stagne dans un statut de post-adolescence confortable, ça me fout à chaque fois un coup de vieux.
Parceque j'ai comme l'impression depuis 1 ans d'avoir franchi un cap dans ma vie. Tu sais, les dix ans, entre 25 et 35 ans (en moyenne), où tu passes ton temps à aller aux mariages et à s'extasier devant les nouveaux-nés des potes.
Et à espérer que ces potes-là ne vont pas devenir rétrécis d'esprit parcequ'ils se sont unis et/ou reproduits.
En attendant, je suis très content pour eux (juste jaloux, en fait).
Bécots lactés à Pine & Poussette ainsi qu'à Jules & Frede.
20 février 2009
Vendredi, c'est...
musique qui pue le vomi.
Donc voila, la chanson pourrie que j'aime bien quand même du week-end.
Mooi je m'en fous, j'ai des potes qui viennent, et on va écouter de la vraie bonne musique pendant 72 heures. Et ce qu'ils vont me mettre dans le coeur rien que par leur venue, ça aussi c'est de l'or.
J't'avais prévenu que j'avais du stock!
17 février 2009
Sang pour jeanfoutres
Je suis colère les enfants, je suis colère!
J'te préviens, le sport, ça m'irrite. Certes, moins qu'un slip en spontex, mais quand même.
Dimanche soir (tard) que je zombisais devant la TV sur la sixième chaîne, je suis tombé sur "sang pour jeanfoutre". (T'as vu les précautions prises pour pas rameuter tous les beaufs en survet' à pressions!)
Bref, dans cette émission culturelle s'il en est, était invité un spécialiste du couteau dans le dos football, j'ai nommé Eric Besson. Alors déjà, tu te demandes ce qu'il vient foutre là alors qu'il ferait mieux d'être face à un peloton d'exécution en train de réflechir avant d'agir. Mais on n'est pas là pour parler du revival gouvernemental façon années 40, ni de l'excès de zèle du sus-nommé qui prône la délation pour mieux se faire voir par le Pôv'nain. Non, je n'irai pas jusqu'à dire à Eric Besson que c'est une raclure de bidet, et que si je le croise, je lui flagelle le menton (qu'il a proéminant) à coups de cravache, ni que je lui masserais bien la face à coups de talon. Non, je ne le dirai pas, même si je n'en pense pas moins. Parceque j'ai une bonne éducation, même si je ne m'en sert que rarement. 'Culé, va!

T'as dénoncé quel passeur pour avoir ta carte?
Mais on parlait de football, crois-je. Et donc, cet enculé exemple d'ouverture a dit que pour favoriser la construction de stades pour l'euro deux-mille et quelques, il allait y avoir un projet de loi déclarant les stades d'intérêt général. J'ai cru rêver, mais après vérification, il semblerait que ce ne soit pas une blague. C'est sûr qu'il est plus important pour nos enfants d'avoir des stades tous neufs dans lesquels ils pourront insulter les joueurs noirs ou applaudir Johnny que d'avoir des salles de classe pas trop surchargées et avec des vrais profs.
Et puis, tant qu'on est dans le sérieux, il a aussi évoqué la construction des stades comme faisant partie du plan de relance. Dans ce plan qui a été préparé avec autant de sérieux que Borloo se servant un pastis, c'est sûr qu'on peut se permettre un brin de folie, non?
Mais tout ça n'est rien à côté de ce que j'ai appris hier soir. Alors qu'elle a passé 2h30 sur son poteau, qu'elle a été honnête, qu'elle a des yeux de biche, qu'elle a un mental d'acier, et que pour une sportive, elle sait s'exprimer, Jade a été évincée en finale par ses comparses.
Tu comprends, maintenant, pourquoi je suis colère? Je suis violence parceque je suis trahison!
Quand je pense à tous les combats qu'il reste à mener, je fatigue déjà.
16 février 2009
Je me souviens...
avec exactitude de la dernière fois où je me suis fait à manger chez moi.
C'était il y a 10 jours.
C'est l'odeur de la vaisselle dans l'évier qui m'a fait revenir la mémoire...
(tout ça pour dire que j'ai une vie intense)
11 février 2009
Le Surmoi sournois
Au début, j'avais pensé intituler ce post "Alfred s'émoussait". Si tu trouves à qui je faisais référence, et que tu trouves sa date de naissance, tu auras ma propre date d'anniversaire, et ta vie sera plus belle (enfin, la mienne, surtout, parceque je te sais attentionné).
Bref.
Avec deux copains, il y a quelque temps, on a eu l'idée de compiler nos textes, pour en faire un recueil de poésie qui aurait de la gueule, avec nos noms, une couverture cartonnée, une reliure cousue, du papier un peu épais, un vrai bouquin quoi.
On a pris contact avec une éditrice locale, on s'est mis d'accord sur le type de papier qu'on voulait, on a choisi la couverture, calculé le nombre de pages, et le nombre d'exemplaires qu'on pensait tirer. Ca prenait forme, on était enthousiastes, le succès nous tendait les bras. Et moi, j'étais particulièrement content parcequ'enfin j'étais dans un truc sérieux, qui allait aller au bout, avec des gens que j'aime bien, et qui glorifiait un peu mon ego.
J'avais même déjà pensé au bandeau qu'on aurait pu mettre sur le bouquin, pour rigoler: "C'est énorme! Et encore, mesdames, vous ne les connaissez pas dans l'intimité"

On aurait fini avec eux, c'est sûr
Et puis...
Lundi...
Après un week-end passé à cogiter...
Et à ne pas dormir...
...
Le livre est sorti.
Je me suis dégonflé (typiquement masculin, comme réaction, surtout devant un truc qui fait plaisir d'habitude).
J'ai jeté l'éponge, parceque je suis pas encore assez à l'aise avec moi-même et avec ce que j'écris pour assumer la réussite ou l'échec du projet. J'ai eu les foies, la frousse, la peur de me lancer dans quelque chose qui m'aurait dépassé.
J'écris pour le plaisir des mots, pour le plaisir de la lecture, et le sort d'une publication dans laquelle j'aurais investi tous mes écrits aurait pu me dégoûter. Je ne le veux pas. J'ai abandonné pour rester fidèle à ce qui me meut.
C'est mon ego qui m'a poussé à vouloir mon nom sur un beau bouquin, mais ce n'est pas lui qui assume mes états d'âme.
Depuis lundi, je travaille à satisfaire mon ego qui tourne avide de reconnaissance. Je vais faire un livret avec mes textes, histoire d'avoir un objet à mon nom, mais que ça ne prenne pas des proportions trop importantes pour moi.
Je t'en recause tantôt.
On fini avec deux citations:
"L'ego est un Je d'enfant" Denys Lessart
"L'extension logique de l'ego, c'est Dieu" Jim Morrison
06 février 2009
C'était le grand luxe (interior)
Yep!
On est vendredi, t'aurais dû avoir droit à la chanson pourrie que j'aime bien quand même du week-end.
Mais je viens d'apprendre une mauvaise nouvelle. Lux Interior est mort mercredi. Alors toi, t'es inculte jeune, tu sais peut-être pas qui c'est. Demande à une spécialiste, elle t'expliquera te dira d'aller te faire mettre (Rock'n'roll is fucking you).
Lux Interior, c'était le chanteur des Cramps.
Les Cramps, c'est pas juste le titre d'une chanson d'un groupe de merdeux pour jouvencelles acnéiques, c'est un peu l'essence même du psychobilly. D'accord, les vrais fondateurs du psycho, c'est les Meteors, mais les Cramps, c'est la voix complètement folle de Lux Interior, son jeu de scène, mêlé au son psychédélique des guitares de Poison Ivy.
Issus de la scène punk au milieu des années 70, ils ont toujours été à contre-courant des étiquettes qu'on a voulu leur coller. Un groupe de fous au premier sens du terme, auquel la maxime Sex, Drug and Rock'n'roll s'accorde parfaitement. Un côté glam'rock à la New York Dolls, une inspiration démente, une consommation escessive de tout ce qui est produit de pire, et toujours la voix de Lux Interior, une création du Malin, un son venu d'outre-tombe, avec des possibilités inégalées (si ce n'est par Jon Spencer du Blues Exlosion sur certains titres).
Pour faire court, c'est un peu une légende qui vient de partir, un groupe fondamental dans ma discothèque qui vient de perdre son âme, et j'ai le coeur serré, ça doit être une Cramps.
Du coup, pas de chanson pourrie aujourd'hui, mais leur meilleur-de, Off the bones:
02 février 2009
Avant que j'oublie...
J'ai noté un truc dans mon agenda.
Un truc que j'oublie d'habitude.
Mais là, j'y pense.
Je pense à lui, surtout.
Aujourd'hui, mais pas que.
Il me manque.
Je l'embrasse.

BON ANNIVERSAIRE MON POTE






