31 mai 2009
Melanniversaire
Yep! (avec un titre qu'a déjà dû être fait et refait et surfait)
Alors là, tu vois, à l'heure où je suis censé écrire ça, ben en fait je suis rond comme une queue de pelle loin de toute connexion à l'internet électronique. Bref, j'ai mieux à faire.
Mais aujourd'hui est un grand jour, surtout pour certaine. Alors comme aujourd'hui, pour elle c'est la fête, j'ai envie de faire un truc dingue, l'inviter à danser à distance.
Non, sérieux, j'voulais pas te mettre la honte, au départ j'avais pensé à une splendide chanson à texte, par un grand intellectuel français.
Bref, bécots, et... BON ANNIVERSAIRE ! (et pardon)
28 mai 2009
On parle de quoi?
Yep!
Aujourd'hui, j'voulais te parler d'un truc auquel j'ai pensé hier soir, sauf que la nuit est passée par là, et que j'ai oublié. Alors ce matin, j'ai eu envie de te parler d'éducation parceque j'ai une copine qui vient de devenir officier de police prof.
Et tu sais, en ce moment, l'éducation, c'est pas une priorité nationale. T'as qu'à voir comme notre gouvernement adoré prend les choses en main avec autant de douceur que Mad Max qui se mettrait au macramé. Entre Darcos qui propose que les profs aient automatiquement un diplôme de flic (l'inverse étant impossible), le Pôv'nain qui surrenchérit avec les portiques électroniques (on sait jamais, des fois qu'un gamin vienne en classe avec un compas...), cette raclure de chiotte public de Lefebvre qui veut faire bosser les malades (ben oui, c'est pas comme si il existait un droit du travail), moi, ça me fait un peu flipper, pour les générations futures pauv'gosses qu'arrivent. Parceque ca risque de changer certains rapports humains.
Avant: "Kévin, si ça t'intéresse pas ce que je dis, tu sors"
Après: "Kévin, garde à vue"
Avant: "Jason, arrête d'embêter Sabrina"
Après: "Jason, vous êtes mis en examen pour violence sur mineure de moins de 15 ans"
Avant: "Kévin, c'est quoi ce magazine porno qui dépasse de ton sac?"
Après: "Kévin, passe dans la pièce à côté, met-toi en slip, c'est fouille de ton sac. Si t'as quelque chose à cacher, dis-le tout de suite, parcequ'on envoie le berger allemand te renifler le cul. Et passe sous le portique, je te soupçonne d'avoir un caténaire dans ton sac, pourriture crypto-anarchiste!"
Avant: "Ca va, tu supporte bien ta chimio?"
Après: "Le dossier Machin, tu crois quand même pas qu'il va se finir tout seul! Et viens pas me dire que t'es fatigué, j'ai fait un golf hier et moi aussi je suis sur les rotules"
Alors quand on me dit "et toi, les gamins, c'est pour quand?", tu penses bien que j'ai pas vraiment de raisons de produire une future victime d'erreur judiciaire... sans compter que faire un gamin tout seul, c'est moins facile
Mais la vraie vérité, c'est que maintenant j'ai envie de te parler épistolat.
Il se trouve que j'ai quelqu'un dans ma vie. Que je n'ai jamais vu. Que je ne verrai peut-être jamais. Avec qui je correspond. De choses et d'autres, mais plutôt d'autre chose. Et c'est très curieux, parceque la distance, le côté epistolaire de la chose libère vachement plus que si on était en face l'un de l'autre. Je ne sais pas à quoi ca tient, mais ça tient, et ça fait du bien. A tel point qu'on attend le message de l'autre, qu'à chaque nouveau message on est content de lire l'autre. Et qu'on y pense même quand on ne correspond pas. Jusqu'à fantasmer d'une rencontre réelle. Qui se passerait tout de suite bien, vu qu'on se connaitrait déjà. Ou qui prendrait plus de temps, parceque l'écrit permet en partie de se réfugier derrière un masque. Et on fantasme de ce rapport qu'on a, irréel parceque distant, mais pourtant si présent.
Je me suis toujours foutu de la gueule de ceux qui prétendent qu'on peut rencontrer l'âme soeur via internénette. Je rectifie. On ne peux pas rencontrer l'âme soeur via internénette (parceque l'âme soeur n'existe pas, d'abord), mais on peut faire de belles rencontres, qui peuvent même rester virtuelles. De l'epistolat comme relation platonique. Et là, tu vas me dire "oui, mais si c'est platonique, est-ce que c'est de l'amour?", preuve que t'a pas bien lu ce que je viens de te dire.
j'introduis la musique comme je peux, excuse moi si c'est inégal...
Je sais, ce post est complètement naze. En même temps, j'allais pas te parler de Bukowski et te dire que c'est le meilleur (c'est une vérité indiscutable) ou encore de vélo parceque ca t'aurais gavé, ou du week-end à thématique bûcheron canadien que je m'apprête à passer parceque je sais pas encore comment ça va être (seule certitude, éthyliquement chargé)(quel que soit le sujet, d'ailleurs).
A tchô!
25 mai 2009
Baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur
Yep!
Comme tu sais, je suis un branleur qui tient a peu près la forme pour faire du sport cycliste chevronné dans la lignée des plus grands, capable de grimper les pires obstacles qui soient.
Comme je l'évoquais avec subtilité l'aut'jour, j'ai participé à une alleycat ce samedi. Alors une alleycat, si tu veux savoir ce que c'est, tu vas lire là. Si tu veux voir à quoi ça ressemble, eh ben regarde donc ça:
Bref, j'étais de la fête à celle de samedi. Une belle fête, d'ailleurs, avec de la transpiration, des indices amusants, de la bière et des rires.
Et devine quoi? Pour une première participation, j'ai fini 10ème sur 45 équipes. Ce qui est déjà pas mal en soit (allez, dis-le que c'est pas mal, si tu le fais pas pour moi, fais-le pour mon ego, steuplé). Et pour t'impressionner encore plus, je pourrais préciser que j'étais une bande de jeunes équipe à moi tout seul. Et pour achever ce portrait du forçat de la route que je suis, je pourrais te dire que je l'ai faite avec mon vélo de bourrin bijou (oui, celui-là même que tellement je l'aime que tellement il est beau qu'il dors dans mon lit salon), qui n'a qu'une seule vitesse. Mais je préfère te présenter : LE BARON.*
(tadadadam)
(c'est un roulement de tambour)
(pour créer une ambiance)
(de suspens)
(et créer un choc visuel chez mon lectorat)
(des fois je m'épate d'un tel talent d'écriture)
(d'autres fois, non)
(bref)
(tadadadam)
(tadadadam)
(tadadadam)
(tching!)
LE BARON, une bonne machine
Cadre Flandria (taille 58)
Roues Rigida Snyper
Pedalier Nervar
Selle San Marco Laser
Pignon Shimano
Braquet 40x16

Une véritable machine à faire fondre le bitume
(et les parties génitales de son pilote après une utilisation trop intensive)
i make you break
you make me hard
your bone's got a little machine
* Grand jeu concours: Si tu trouves l'origine de ce surnom, je t'offre un week-end (sauf transport, faut pas déconner) avec hébergement dans l'appart en arrière-plan (ca fait rêver, hein), week-end pendant lequel tu pourras monter Le Baron (coquine va!).
Si tu m'envoie un chèque d'une valeur que j'estimerai iniquement suffisante, tu gagnes aussi. Parceque y'a pas que le fair-play, dans la vie!
Indice 1 => L'inscription, peut révéler la noblesse du cadre
Indice 2 => "Je sais pas, la couleur peut-être?"
Allez, j'te rassure, tantôt on parlera de trucs que ça peux t'intéresser (oui, j'ai perdu toute ma syntaxe ce week-end, un problème?)
20 mai 2009
Self con de troll
Yep! Un post actuel, sans images, mais avec du son, de la violence contenue, un meurtre évité de justesse, des acteurs au meilleur de leur forme, des dialogues percutants et une scène finale en apothéose.
Et pour la musique, t'es gâté (ou pas), t'as le choix
Moment de l'action: Un midi de mi-mai 2009
Lieu de l'action: Un self, quelque part en France
Protagonistes: Jack et deux collègues (respectivement cruche et carafe)
Objet: les collègues évoquent leurs derniers week-end respectifs
- Bla bla bla bla bla, et pis mes neveux, bla bla bla bla, et t'as vu celle-là, elle a grossi, non?, et bla bla bla...
- Oui, peut-être, et t'as fait quoi?
- Oh, j'vous ai pas raconté?
- (fuckin'hell, non, pitié)
- Non, quoi?
- Eh ben samedi, j'étais en boîte, et je me suis pris un vent par un mec. Alors on est arrivées, et bla bla bla bla, le mec il me dit bla bla bla bla, j'lui dis bla bla bla, et à la fin, le mec il embrasse une autre fille, trop moche en plus.
- (tu t'es regardée? tu ressembles à une stagiaire à la caisse chez saint-maclou dans la grande couronne d'Evry)
- Oh merde, c'est con!
- Oui, parce qu'en plus, bla bla bla bla bla, et il m'a pris la main à un moment, alors bon, bla bla bla bla
- (tiens, faudra que j'envoie ma déclaration d'impôts sans trop tarder, moi)
- Ah ouais, quand mê...
- Ouais, tu te rends compte, bla bla bla bla bla, si c'est comme ça, moi j'lui dis, bla bla bla bla bla
- (ah il faut aussi que j'appelle Machin, qu'on aille se prendre l'apéro)
- Ouais
- Oui, mais les mecs, ils savent pas ce qu'ils veulent de toutes façons. Hein Jack, c'est un peu vrai?
- ... (plop)
- Eh Jack, hein que les mecs ils savent pas ce qu'ils veulent?
- EN TOUS CAS, IL SAVENT CE QU'ILS NE VEULENT PAS: UNE EMMERDEUSE IMMATURE QUI PARLE POUR NE RIEN DIRE A LONGUEUR DE TEMPS! T'AS PEUR DU SILENCE OU T'ES JUSTE AUSSI CONNE QUE T'EN AS l'AIR?
- Euuuuuh
- Hmm Hmm
(départ du belligérent dans un silence pesant)
(J'ai comme l'impression que depuis, elle me tire vaguement la tronche)(ça me réjouit)
A lundi prochain, parceque ce soir je suis en week-end (hais-moi, parceque je le vaux bien)
19 mai 2009
On ne parle pas aux inconnus!
Yep!
Bon, j'voulais encore parler vélo, te présenter l'un de mes multiples mon bijou avec lequel je me la joue Steve McQueen cycliste dans la circulation bisontine, t'évoquer l'élégance de cette bête que tellement je l'aime qu'elle dort dans mon salon.

Ou est Charlie le vélo Jack samedi soir?
Et pis je me suis dit que le vélo, ça risquait de te sortir par les yeux, parceque t'es ni Janie Longo ni Louison Bobet. Alors parlons d'autre chose. Et soyons sérieux (ou pas).
En vrai, je suis pas un punk. Je sais, t'es déçue, mais je suis pas un blouson noir. Déjà, t'as qu'à voir l'eclectisme de ce que j'écoute. Et aujourd'hui, on peux pas dire que ce soit très rock (n'en déplaise à Johnie Malko, que j'aime bien quand même). CQFD, comme dirait l'autre. Et je suis pas spécialement du genre à faire le malin en public sauf quand je suis bourré.
Je suis plutôt d'un naturel réservé. Parceque j'ai été bien élevé, je prends pas la parole à tout bout de champs. Et comme ma mère me l'a appris, je ne parlais pas aux inconnus quand j'étais petit. Sauf que j'ai développé le concept. Encore maintenant, je ne parle pas aux inconnus. Et même aux gens que je connais, je leur parle pas beaucoup. Parceque je ne sais pas lancer, relancer ni même tenir une conversation, parceque j'observe avant de participer, parceque plein de gens parlent tellement pour ne rien dire ou combler le vide que je ne veux surtout pas leur ressembler, parceque j'ai peur d'être ridicule, je suis un taiseux.
Et c'est paradoxal, parceque j'ai toujours aimé écrire. Et je crois que je le fais pas trop mal. Je le ferais aussi bien à l'oral, sauf que souvent, je l'ouvre pas parceque je n'ose pas.
Et l'écriture, c'est un peu ce qui m'a poussé à faire cet espace dans lequel tu évolues. Et cet espace, il m'a permis de faire plein de quelques belles rencontres virtuelles, des gens avec qui on a des affinités, des centres d'intérêt communs, des façons de penser commune. Et avec ces gens-là, qui restent des inconnus (je ne les ai jamais vu), j'arrive à déblatérer sans avoir peur du ridicule, sans avoir peur de dire le fond de ma pensée, sans avoir peur des blagues qui tombent à plat, sans avoir peur de donner le sentiment que j'étale ma confiture de culture.
Sans avoir peur.
Sans avoir peur d'être vraiment moi.
Avec des inconnus.
Parceque c'est des inconnus.
Parceque c'est à l'écrit. Et que l'ecrit, on peut en faire des jolis avions en papier.
Tout ça pour te conseiller d'aller voir le blog de cette demoiselle qui débute, avec qui je suis prolixe mais en face de laquelle j'aurais sans doute l'attitude du petit garçon à qui la mère disait il y a 20 ans "ne parle pas aux inconnus". Alors que la découverte de l'inconnu, c'est justement ce qui fait avancer...
(je sais, c'est pas un post très marrant)
(mais c'est bien aussi, de parler de trucs sérieux, non?)
(et puis je peux pas être hilarant tous les jours, je ne suis qu'un homme)
15 mai 2009
L'oeil du chibre
Yep!
Changement radical d'ambiance (parceque la mélancolie, même si c'est moi aussi, c'est pas le lieu le plus adapté pour en faire).
Du coup, aujourd'hui, post j'en ai une grosse. Avec plein de "bref" et quelques pépins dedans. Mais pas de moyen-âge...
(accroche toi, le niveau va monter d'un cran)
L'aut'jour, je m'apprêtais à grimper un morceau mythique du cyclisme. Faute de grimper autre chose...
(t'étais prévenu, viens pas te plaindre)

Un morceau de cyclisme, c'est ça
Bref, ce défi sportif, on l'avait lancé l'an dernier avec Grand Schrops et Papa Schrops, autour d'une bouteille de Gigondas. Autant te dire que d'une on se mouche pas du pied, et de deux, que l'alcool ça pousse à prendre des décisions un peu hâtives. T'as qu'à voir le Grenelle de l'environnement (profite, ce sera la seule remarque politique du jour).
Bref, depuis un an, on se disait "ouais, d'accord, y'en a qui sont morts pour la france là-bas, mais nous on va aller à notre rythme, et pis on est des ouinneurs, ça va aller tout seul".


T'as qu'à voir les gueules de vainqueurs
Bref, on faisait les malins, on en parlait autour de nous, on se montait le bourrichon à chaque coup de fil, genre "je vais vous fumer sur place, vous allez voir que mon dos, le bitume va fondre, j'suis affûté comme une lame, j'ai un profil de grimpeur, etc".
Le profil de grimpeur, c'est moi. Et quand tu me vois sur un vélo, ça tombe sous le sens.

Un corps sculptural, je te dis!
Bref, est arrivé le Dédé (oui, le D Day, si tu veux). D'abord, on était content de se revoir, parceque quand même, on habite loin et on se voit pas souvent. Alors on a picolé (un peu), on a rigolé (proportionnellement, il doit y avoir une formule mathématique pour expliquer ça). Bref, on était contents et confiants.
Et le lendemain, le jour s'est levé sur une étrange idée nous et nos conneries.
Et plus on s'approchait du point de départ, moins on parlait. Parceque le mont Ventoux, vu en photos, ça va. Et puis les courbes de dénivelé qui te disent "pentes à 8%", ça va. Mais en vrai, c'est un putain de gros caillou qui dépasse tous les autres d'une tête. Je me suis comme senti une fraternité avec ce truc qui dépasse tout le monde.
Et un putain de caillou, que tu peux plus reculer quand t'es en bas, vu que t'as fait le malin pendant toute une année avant. Et que tu te dis "bon, ok, t'es un ouinneur, mais va pas te faire du mal, quand même". Parceque je te rappelle que certains sont tombés pour la France, là-bas. Ou pour trop de cocaine par 35°C, je sais plus bien.

Là il a pas l'air bien, quand même, Omer Tom Simpson.
J'ai même envie de dire "il semble en Marge".
Une blague, même mauvaise, ne doit jamais être perdue...
Bref, on est partis la peur au ventre fleur au fusil. On a commencé l'ascension. Au début c'était bien. Après, il a commencé à faire chaud. Encore après, il a fait très chaud. Aussi chaud que dans un bain de feu, quoi (oui ben ça va, je fais ce que je peux, faut bien introduire la musique à un moment donné).
A six kilomètres de l'arrivée, après pause canette de Kro tiède pipi-eau-fruits secs, on s'est dit "putain, c'est tendu, mais ça va le faire". Donc on est repartis.
Et là, très vite, il a fait très très chaud. Genre tu retires une quiche du four avec tes dents (le fais pas chez toi, hein, c'est juste pour illustrer). Très très chaud, et bizarrement l'impression qu'il faut changer de vitesse. Sauf que t'es déjà tout à gauche, et que tu peux pas faire plus mou.
Alors tu te met debout sur les pédales pour pas perdre l'équilibre. Parcequ'à ce moment-là, tu roule aussi vite que si tu marchais.
"Ben pourquoi vous avez pas marché, Jack?
Parcequ'on est des ouinneurs, putain, on a dit qu'on le faisait, on le fait. Et si c'est comme ça, on s'arrête pas jusqu'en haut. T'aing! Et viens pas m'emmerder, tu vois bien que j'en chie, non? " Le sportif est buté, faut le savoir. Surtout dans l'effort.(j'avais pourtant promis pas de moyen-âge, raté)
Debout sur les pédales, donc. Pendant six kilomètres. Avec du mistral. Par 25°C en plein soleil. Température du corps avoisinnant les 50°C. T'as déjà perdu dix litres de flotte. Donc dix kilos, ça devrait être plus facile. Pourquoi c'est de plus en plus dur? Et pourquoi mes mollets ils commencent à se détacher de mes jambes?
La bataille de Verdun, à côté, c'est une partie de bilboquet entre gentilhommes.
Et ce putain de caillou, il est traître, parceque plus tu montes, plus tu découvres la route qu'il te reste à faire. Et c'est marrant, parceque plus tu progresses, et plus elle est longue, la route.
Et pis t'arrives à pas loin du sommet, parceque ceux qui sont déjà au dessus, il t'encouragent ("après avoir vomi", tu penses à ce moment-là). T'es mourant content, t'y arrives. Et là, ce putain de dernier lacet, 15% de pente environ, qui t'achève. Tu force comme une bête, gravis les derniers mètres qui te séparent de la mort, et t'arrives au dessus.

Temps scratch sur le dernier lacet
J'aime autant te dire que après t'être écroulé, quand t'as bu deux litres de flotte sans respirer, que comme après une méga biture tu t'es dit "plus jamais ça", eh ben t'as un sentiment bien connu de tous les gros cons de sportifs et à dire vrai assez agréable, celui de "J'en ai une grosse, J'suis le plus fort".
Alors qu'en vrai, comme t'as fait 40 bornes sur une selle pas franchement étudiée pour le confort, dans un calecif bien ridicule moulant, elle est tellement petite que tu te demandes si elle est pas rentrée à l'intérieur.
(Eh, on parle sport, hein, tu vas pas faire ton étroite, non?)
(j'tavais dit que c'était radical comme changement)
Bref, je l'ai fait, avec des larmes et des grincements de dents, mais putain que c'est bon de se sentir le plus fort. Bestial, mais bon. On a eu la peau de ce putain de gros caillou, et pour l'ego c'est vachement bon.

We did it !
La photo officielle de cette ascension, le passage obligé de tout grimpeur
Bref, UN TRES GRAND MERCI à mes compagnons de route, et bravo à nous, aussi.
A tantôt, bécots.
(Si t'aimes pas le vélo/le sport/les photos/les pots longs, j'm'excuse, mais c'était ça ou encore et toujours la guimauve)
11 mai 2009
L'OVNI tender, l'OVNI true
J'aimerais vraiment
te consacrer du temps
prendre soin de toi
te montrer des photos de moi
te parler de trucs que j'ai aimé
te parler de trucs que tu pourrais aimer
te donner de l'espoir
te faire rêver le soir
te faire rire
te faire sourire
te faire mûrir
te faire plaisir
et plein d'autres choses en "en", en "oi", en "er" ou en "ir"
(vicieuse, va)
Mais j'ai déjà pas le temps de le faire pour moi. Une tonne de boulot à finir pour hier et des soirées qui se succèdent sans avoir rien à en dire. Je sais que tu peux comprendre.
Et pour dire vrai, une petite obsession en ce moment, un très fort besoin de tendresse non assouvi.
Alors s'il te plait, toi aussi trouve une raison, et serre-moi dans tes bras jusqu'à la fin de cette chanson (rassure-toi, c'est déjà presque fini). Moi je ferme les yeux, sinon j'ai de l'eau qui sort. Après, tu fais comme tu veux...
MERCI
