Jack Larsen & The Phlegmatic Ugly Ponies

Motherfuckin' rock'n'blog. Que du déjà fait, mais différent.

24 juin 2009

Tu fais quoi ce week-end?

Moi j'en serai, n'hésite pas à venir faire un tour.

JdF2009

Gargote, guinguette, concerts, théâtre, camion-ciné, artisans, surprises...

C'est du plaisir à bon marché

Posté par Jack Larsen à 09:07 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [9] - Permalien [#]

22 juin 2009

On vous rappellera (ou pas)

Yep!

Vu le titre et la musique, tu te doutes bien que je vais te parler d'échangisme.

Ou de recherche d'emploi. Tout ça parceque c'est la fin de l'année, et que j'en connais qui rentre en phase de transition. Alors je vais t'en parler de mon point de vue, c'est celui que je préfère connais le mieux.

Au début de l'histoire, t'as eu ton bac par miracle. Après, comme t'étais pas plus con qu'un autre, t'as voulu faire des études, histoire de passer le temps, et éventuellement d'avoir un diplôme. Alors tu passes 4 ou 5 ans pendant lesquels tu fais de belles rencontres, d'autres moins belles, de belles expériences (un stage dans grand quotidien national), de moins belles expériences (soirées étudiantes en boîte, que tu te rappelles plus comment t'as fini la soirée), bref, 4 ou 5 ans qui te rendent alcoolique adulte. Et puis après ta licence, obtenue allègrement (ce qui défie toutes les lois mathématiques de la logique), tu te sens pas encore près à te lancer dans la foire aux bestiaux sur le marché de l'emploi. Parceque t'as encore un peu envie d'en profiter, parceque la vie active, franchement, quand t'as passé 20 ans à voir tes parents rentrer pépères le soir, ça te donne pas envie...

Alors tu t'inscris à un concours que t'as aucune chance d'avoir, mais que ça te prolonge ton statut de deux ans. Deux ans pendant lesquels tu grandis encore, pendant lesquels tu deviens presque intelligent et presque plus alcoolique. Tu passes même à deux doigts (t'aimes cette expression, hein, coquine) de l'avoir cet enculé de concours. Mais y'a pas d'acte manqué, paraît-il...

Et puis il faut se rendre à l'évidence, tu peux pas aller plus loin (à moins de passer sa vie à vivotter de bourses d'études en jobs précaires). Tu commences à avoir des besoins financiers tels qu'il devient indécent de rester dépendant de ses parents, t'as simplement besoin d'indépendance. Et tu te sens enfin près à tous les niquer chercher un boulot.

Mais avant de chercher un boulot, faut déjà que tu passes par la case chômeur, case que tu comptes bien sûr pas occuper trop longtemps. Mais le système est fait de telle manière qu'entre toutes les démarches d'inscriptions, de renvoi des pièces, de "mais monsieur, vous avez travaillé deux heures en intérim, ça vous fait changer de catégorie", de "ah non, vous habitez au centre ville, mais votre agence, c'est pas celle du centre-ville, c'est celle en périphérie", et autres aventures extraordinaires infantilisantes au possible (que certain d'entre-toi connais sûrement par coeur), ben tu passes 2 mois avant de pouvoir envisager de regarder les offres d'emploi. Me reviens l'image de la fille-mère en pleurs à côté de moi face à tant de complexité, juste pour pouvoir faire un boulot de merde qui lui permette de nourrir sa fille, une image de désolation que j'en ai encore des frissons...

Après, tu commence à répondre à des offres, avec des exigences, parceque merde, t'es quand même pas n'importe qui. Que plus ça va, plus tu te rends compte que si tu veux un job, faut que t'assimile que si, t'es n'importe qui. T'envoie, t'envoie, t'envoie, des CV à la pelle et des lettres dont tu ne fini par changer que le nom du destinataire.

Et t'attends. Encore, encore, encore.

Et pour patienter, tu pars une semaine en rando, parceque ces cons peuvent bien attendre une semaine, t'as bien attendu 2 mois. Une semaine de rêve, la crête des vosges, loin du monde, loin des douches et autres considérations sociales.

Sauf que la foire aux bestiaux te rattrape au bout de 5 jours. T'es convoqué en entretien le lendamain. Heureusement, c'est chez toi, donc pas trop loin. Mais ça te fait un peu chier quand même, ça te bouffe tes vacances. Alors tu dors (mal et peu) dans un abri en bois, tu te tape 2 heures de bagnole pour 15 minutes d'entretien, tu passes chez toi prendre une vague douche mais tu prends pas le temps de te raser, et tu va à ton entretien, avec encore l'image des sentiers en tête. T'arrives à l'entretien:

"Bonjour monsieur Larsen"
"B'jour"
"Asseyez-vous, je vous en prie"
"Yep"
"Bon, alors, parlez-nous de vous"
"(Ben là, j'étais dans les vosges, et j'ai qu'une envie, y retourner, alors si on pouvait faire vite, ça m'arrangerait) Bla bla, j'ai 4 ans et j'suis content, bla bla"
"D'accord, alors......

(ellipse narrative)

.... Merci monsieur Larsen, on vous rappelera"
"(ouais, c'est ça, vu la gueule que j'avais, mon esprit ailleurs et mes blagues pourries, j'ai encore bien fait de venir)"

1h plus tard, coup de fil. (qué? j'ai oublié ma veste là-bas?)

"oui bonjour monsieur Larsen, nous avons été très impressionnés par votre expérience, vous sembiez à l'aise et vous avez selon nous les qualités requises pour le poste. C'est vous qui êtes pris"
"Euh.... Merci"

(quoi, un stage de deux mois à Libé, des blagues merdiques et pas une once d'implication dans la discussion, et une manière de bosser complètement incongrue, ils sont cons ou drogués?)

C'était il y a trois ans jour pour jour. L'un de mes rares entretiens d'embauche. Pour ne pas dire le seul vrai, avec des vrais DRH et une secrétaire qui t'introduit (non, il ne s'est rien passé de salace, vicieuse). Que comme j'étais ailleurs, j'ai pas eu le temps de flipper. Que j'ai été moi-même, aidé par 5 jours de rando. Que j'étais semble-t-il naturel, que j'ai osé l'humour, que j'ai participé à ce qu'il y aie conivence entre moi et le "jury", parceque je ne mettais pas d'enjeu dans cet entretien, surtout.

Encore aujourd'hui, je reste persuadé que c'est au moins autant l'entretien que mes capacités professionnelles qui font que j'ai eu ce boulot. Et je me félicite chaque jour d'avoir été en rando juste avant.

Alors je crois qu'avant un concours, une épreuve, un entretien, au lieu de te ronger les doigts jusqu'à l'os (je l'ai fait aussi, souvent et sans bénéfice autre que d'avoir sauté un repas), tu peux arriver en vrac du moment que tu triches pas, que tu fais pas ce que tu penses qu'on attends de toi, et que juste avant, tu as fait quelque chose que tu aimes pardessus tout, tu mets plus de chances de ton côté.

Allez, bon courage si tu passes le bac (oh, jouvencelle lycéenne tout juste majeure, je sais que tu me lis en cachette de tes parents).
Et bon courage à tous ceux qui changent de situation.

A tantôt

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18 juin 2009

La rançon (de la gloire?)

Yep!

John Malko, cette raclure de fond de sanisette, me menace. Bon, d'accord, il m'a demandé de raconter mon week-end, je l'ai menacé, et il a renchéri. Sauf que lui a un vrai moyen de pression. L'enculé.

Alors je m'exécute.

C'était vachement bien.

Content, Johnie?

...

Bon, d'accord, pour échapper à la honte, j'anticipe. Ce dont Johnie me menace, c'est une photo de mon corps sculptural dans le plus simple appareil. On n'est pas toujours maître de ce qu'on fait et de ce que font ses amis.

Et d'accord, j'te raconte.

Pour contextualiser (si tu me lis régulièrement, tu sais que j'aime le contexte), avec des potes, on se fait régulièrement des séminaires. Entre mecs, parceque "les filles, c'est nul". Des séminaires pendant lesquels on régresse le plus possible. Pendant lesquels on redevient des gamins. Des gamins qu'auraient le droit d'acheter de l'alcool et de la drogue.

Et bien ce week-end, c'était séminaire. Un séminaire qui nous a fait à tous du bien, parcequ'on a quitté pendant 48h nos existences rongées par le quotidien. Du coup, on a refait le monde sans en changer le sens de rotation, on a bouffé équilibré, on a picolé, certain à vomi, on a ri, on a roté et peté sans complexe, on a parlé de poneys (ce qui pour moi est une évidence, tu connais mon attachement à cet animal), on a profité d'un jardin magnifique et d'un étang ensoleillé. On a vécu, quoi. Comme des gosses.

Et le pire dans tout ça, c'est que ces mecs capables de sortir les pires conneries, de devenir des bêtes (pas moins), c'est des mecs qui par ailleurs me construisent, des potes sur lesquels je peux compter, des mecs pétris de culture, des mecs avec des valeurs, dont une primordiale, l'amitié. Des potes dont je suis fier, un groupe auquel je suis fier d'appartenir.

Parmi ces mecs-là, certain est père, certain va le devenir sous peu, certains y aspirent, j'y aspire. Tous font et feront des bons pères, peut-être en partie parcequ'il savent rester enfants eux-mêmes.

Alors voilà, je les aime d'amour et de bière fraîche, et s'il faut en passer par la menace pour le clamer sur les toits, ainsi soit-il. Mais même sans ça, j'aurais fini par parler d'eux, parcequ'ils font partie de moi, et que quelque part, ils me gardent en vie (malgré leurs tentatives répétées d'assasinat).

Tchô bande de nazes!

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16 juin 2009

Vaut mieux l'avoir en photo qu'en pension

Yep!

Le hachis parmentier, c'est bon.

Alors quand il y en a, j'en reprends.

Et je finis les assiettes des autres.

A midi, y'en avait.

A noter qu'hier soir, j'ai repris 2 fois du confit de canard.

Je dois être enceint, vu ce que je bouffe en ce moment. Mais là n'est pas le propos.

Le propos, il est de te dire que les toilettes que je viens de visiter ressemblent désormais à un tableau de Pollock.

Et que j'ai beau être matinal morfale, j'ai mal.

Nota bene: je te rappelle que je fais de la poésie à mes heures perdues. Là, tout de suite, je suis pas sûr de participer à sa survie. Remarque, c'est pas la première fois.

Tantôt, un post avec du contenu un peu plus concentré (ah ben bravo, et vas-y que je continue dans la métaphore scato!).

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15 juin 2009

Père sévère

Dans un train du retour, quelque part, un dimanche soir...

Une mère, vaguement débordée par son chiard de 4 ans qui court partout en hurlant.

"Excusez-moi, monsieur, vous pouvez surveiller mon fils pendant que je vais aux toilettes?"

"Gné?...euh, fff" (Jack Larsen, philosophe du dimanche)

La mère va faire caca. Le fils, lui, vu l'odeur, a déjà fait. Et continue à répandre sa pestilence dans tout le wagon en shootant allègrement dans les jambes de Jack encore bourré de la veille. Donc facilement irritable.

Qui fini par perdre patience.

Attrape le grumeau fermement par le bras.

"Bon le merdeux, maintenant t'arrête de faire chier le monde ou je t'en colle une!"

(Ellipse narrative)

Retour de la mère. Qui trouve son fils sagement assis sur son siège, regard humide fixant l'horizon.

"Merci, il a été sage?"

"Un ange"

Comme quoi, la paternité, ça doit pas être bien compliqué.

Big Up aux Paps avec qui j'ai passé le week-end. Que même pas je vais te raconter.

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10 juin 2009

Où est Charlie?

Chez ton disquaire depuis lundi.

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Et ici, parceque vraiment, un album à tomber amoureux(se).

Oui, c'est tout.

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Si t'en veux plus sur cette charmante aux papillons et à la voix angélique,
va donc lui rendre visite

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09 juin 2009

France à fric

Yep!

Omar Bongo, symbole de la Françafrique dans ce qu'elle avait (et a) de pire, est mort. On s'en fout.

A défaut de s'en réjouir. Et de s'en inquiéter, parceque la mort d'un tyran est toujours source d'instabilité politique, voire pire (cf l'Irak)

Il était poursuivi dans une affaire de biens mal acquis. A qui profite le crime? est-on en droit de s'interroger.

Je trouve que c'est surtout la preuve que bien mal acquis ne profite jamais.

Ouaip, j'aurais pu faire un post intéressant. Mais rater une telle occasion de se rouler dans la fange de l'aphorisme, c'eut été dommage.

Non?

Ah.

Eh ben alors va (re)voir Thomas Sankara, un homme intègre. Un documentaire passionnant sur ce président de la Haute-Volta (devenue Burkina Faso sous sa présidence) qui a conduit une politique d'affranchissement du peuple burkinabé jusqu'à son assassinat (avec la complicité de la France?). Le chef de file de la décolonisation africaine, mort pour avoir lutté depuis l'afrique contre la Françafrique et pour un continent affranchi.
Et puis intéresse-toi plus globalement aux liens qui existent entre les pays comme la France et les pays dit libres d'Afrique, liens économiques (pétrole contre armes), politiques (de l'influence de Bongo dans les élections françaises), mafieux (des assassinats non élucidés d'opposants avec mise en cause de la France). Pose-toi des questions, quoi... dis bonjour à ta conscience.

Ca te changera des barbecues au rosé, non coupé mais dégueulasse quand même.

Posté par Jack Larsen à 15:13 - Plans cul(turels) - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 juin 2009

L'alcool cause

Yep!
Comme promis, aujourd'hui on parle de mon week-end dernier. Pas celui que je viens de vivre, ce serait trop simple, celui d'avant (comme ça, je suis déjà sûr de t'avoir perdu). Bref. Du coup, un titre assez juste, avec une pointe de communisme fermier, tu comprendras pourquoi. Et sinon, tant pis pour toi.

On m'avait dit "mon père a un étang, loin de tout, si on faisait un week-end camping là-bas?". T'imagines bien que c'est une proposition déjà suffisamment alléchante pour que ça me tente. Mais tel la fosse, je suis resté sceptique. Parceque bon, "loin de tout", quand j'ai regardé sur la carte, c'était quand même pas très loin de la sortie d'autoroute. Alors pour le calme, je me suis dit que c'était pas gagné.

Quand on m'a dit "mais si, c'est champêtre", ça m'a donné des idées. Tu comprendras plus tard.

(ce post ne ressemble à rien, mais il reflète bien le week-end en question)

La veille du Dédé, quand un des participants m'a appelé pour me demander si j'avais pensé aux cartouches de sûreté, ça m'a encore plus rassuré. Comment ça, tu sais pas ce que c'est une cartouche de sûreté? Tu te met jamais une ou deux bières de côté dans les soirées pour le cas où y'aurais plus rien à boire sur les coups de 5 heures? Tu vis dangereusement, c'est moi qui te le dis. Parceque la déshydratation matinale, c'est terrible...crois-en mon expérience, les cartouches de sûreté, ça peut te sauver la vie. Voire la soirée.

Bref, avant de filer à l'étang sus-cité, on a été acheter des cartouches de sûreté, donc. Enfin, deux comparses ont été acheté les cartouches pendant que je faisais le plein d'essence (ben oui, tu crois que ça roule à quoi, un tracteur?). Et si, c'est important comme information. Parceque quand je les ai vu débouler avec un chariot plein, j'ai trouvé qu'on avait franchi un cap. "20 litres de bière, parcequ'on est jamais trop prudents", m'ont-ils dit. Je les ai trouvé plein de bon sens. Les gens sur le parking, eux, n'ont pas eu l'air d'y voir le signe d'une prévoyance louable. Les aveugles.

(début de la parenthèse) D'ailleurs, heureusement qu'on avait pensé aux cartouches de sûreté, parceque celles qui avaient fait les (vraies) courses ont été un peu légères sur les quantités. Les inconscientes se sont basées sur 2 litres de bière par personne et par soir... Autant te dire qu'il a fallu refaire des courses en cours de week-end.(fin de la parenthèse)

Après, on a pris l'autoroute, en fumant des clopes et en buvant des bières, histoire de se mettre en jambes. Enfin, les autres, parceque moi, je conduisais (tu parles).

Et on est arrivés. Juste à temps pour prendre possession des lieux avant le coucher de soleil.

Un spectacle grandiose. Vraiment. Qu'on m'avait pas menti sur l'éloignement du monde. Que si j'avais une photo, t'en serais bouche bée. Malheureusement pour toi, on avait un apéro à prendre mieux à faire qu'à prendre des photos.

Enfin, si, après, des photos ont été prises. Malheureusement pour moi.

"Champêtre", m'avait-on dit. Faut pas me dire ça, à moi, parceque j'ai aussitôt sorti mon habit de lumière.

Gentleman_farmer
I want YOU for Belgian Bier

Tout est question de style, l'important étant de coordonner la chemise au pantalon en velours cotelé. Gentleman mi-laine farmer.

Cela dit, je veux pas dénoncer, mais j'en connais qui ont passé la soirée en slip. Mais pas que.

Boys_boys_boys
Boys band à part

T'auras bien compris que le but du jeu n'était pas d'emballer de la gonzesse. T'auras bien compris aussi que j'ai passé la soirée avec une main prise en permanence. Que j'étais pas le seul. C'est bien simple, on aurait dit un conseil des ministres (ou une session parlementaire, t'as le choix)(et l'embarras).

Tu va me dire qu'alcool et feu à proximité, ça ne peut que mal se terminer.

Eh ben comme on est assez perfectionnistes, ca c'est effectivement mal terminé. Surtout pour un. Qui a marché pieds nus, et a dansé dans le feu. Involontairement, bien sûr, on n'est pas cons à ce point. Je crois qu'il a beau être matinal, il a eu mal. Si bien que j'ai envie de lui dédier cette chanson:

N'empêche qu'au milieu de cette agitation collective (je te passe la partie de pêche à 3h du mat') le spectacle était grandiose. A tel point que j'en suis venu à espérer que le ciel était aussi beau ce soir-là pour tous les gens que j'aime qu'il ne l'était pour moi. Et le réveil, au milieu de nulle part! Un moment d'éternité collective.

Et on était que samedi, le week-end était loin d'être terminé. J'avais un autre truc prévu ailleurs le samedi soir, avec du jonglage, avec des beatniks du feu aussi, et que c'était bien festif aussi. Mais que ça, je le garde pour moi. Parceque c'était tout un cirque, alors à raconter...

Posté par Jack Larsen à 14:20 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [4] - Permalien [#]

05 juin 2009

Vendredi, c'est...

la chanson pourrie que j'aime bien quand même du week-end.

Y'a des jours, comme ça, où on se rend compte que la vie, c'est très mathématique.

attention_vin_mechant

+

six_garettes

=

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03 juin 2009

Le 7 mercenaire

Yep!

Bon, aujourd'hui, j'étais sensé te parler de mon week-end, mais comme j'ai pas les photos j'aime bien faire les choses dans le désordre, ben je vais te parler de ma soirée d'hier soir. Je te vois venir, coquine, tu m'imagine déjà dans la luxure, le stupre et la fornication (oui, je considère aujourd'hui mon lectorat comme exclusivement féminin. Parcequ'il paraît que j'ai PLEIN de fillles à mes basques. Alors soit.). Si t'avais vu le forgeron serbo-croate qui m'accompagnait, t'aurais même eu mal pour moi.

Eh ben pas du tout (t'es déçue, hein gourmande...)

J'étais au cinoche.

Pour voir Looking for Eric. Alors là, tu va me dire "Jack, t'es qu'un beauf qui aime regarder le foot en buvant de la bière et en te goinfrant de pizza, et je suis sûre que tu pêtes au lit, en plus". T'aurais pas tort. Je fais tout ça (oui, TOUT ça, ca va, on est entre nous), mais pas que. Je dirais même, et encore plus.

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Un vrai beauf, j'te dis!

Genre aller au cinoche voir des films.
Comme Looking for Eric, par exemple.

looking_for_eric

Et je vais te dire pourquoi tu devrais faire pareil:
- Parceque même si t'aimes pas le foot, tu peux pas rater le dernier film de celui qui a fait entre autres Le vent se lève, Raining stones, Land and freedom. Oui, je parle bien de Ken loach, sans doute le meilleur cinéaste social au monde (pas moins).
- Parceque si t'aimes le foot, tu ne peux pas rater cet ode au grand Eric Cantona et cette peinture des supporters anglais, touchants dans leur rapport quasi-mystique au foot.
- Parceque si t'aimes te marrer et avoir un regard critique en même temps, tu vas en avoir pour tes roupies. Une scène finale grandiose, des répliques tordantes, et toujours en filigrane ce regard typique de Ken loach sur une société anglaise au bord du gouffre et une jeunesse en dérive (qu'on avait déjà dans Sweet sixteen)
- Parceque si t'aimes les films avec des acteurs magistraux, tu ne peux pas rater Steve Evets en facteur dépressif père d'une famille délabrée, magistral (une performance bluffante, un acteur énorme) et Eric Cantona en ex-champion philosophe (une capacité d'autodérision unanimement reconnue). Même les rôles secondaires sont excellents.
- Parceque si t'aimes la bonne musique (celle que j'aime, en fait), ben tu vas pas être déçue. The Rascals (les vrais, ceux des 60's, hein, pas les trouducs qu'ont fait un album pourri y'a deux ans et qu'avaient même pas l'imagination de se trouver un nom de groupe original)(et vlan), Elvis, une BO soignée sur fond de Rock'n'roll.
- Parceque si t'aimes entendre ton voisin de derrière ronfler pendant 2h, surtout, vas-y à la séance de 22h30.

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La rencontre d'un autre type

Bref, un putain de bon film (c'est quand qu'ils m'engagent aux cahiers du cinéma, avec une critique aussi fine?). Ken loach qui s'essaye à la comédie avec plus ou moins de réussite (quelques longueurs qui ont du mal à faire démarrer le film), mais avec toujours ce sens inné de la justesse dans ce et ceux qu'il filme. Et un attachement viscéral aux petites gens qui justifie à lui seul d'aller voir son dernier film.

Ah, au fait, le titre et la musique d'ambiance (inspirés d'une traduction laborieuse du titre d'un autre film), tu te demandes pourquoi ce titre-là? Peut-être qu'avec une photo, ça va t'aider.

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N'est-il pas magnifique?

A tantôt, bonne séance

Posté par Jack Larsen à 15:18 - Plans cul(turels) - Commentaires [4] - Permalien [#]



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