30 octobre 2009
This is shit!
Yep!
Aujourd'hui, un post avec de l'ubiquité, du plagiat, de la mauvaise foi subjectivité, mais pas que. Un post qui ne va pas plaire au lectorat de Nicmo.
De l'ubiquité, parceque présentement, je suis en train de faire le Jacques, ou la brêle (muahahah) dans le plat pays (qui n'est pas le mien). Ce qui ne m'empêche pas de continuer à sortir des blagues foireuses te causer, comme tu peux le constater.
Du plagiat, parceque moi aussi, je critique des choses que je n'ai pas vu. Parceque c'est pas la peine de voir les choses pour en dire du mal. Pour en dire du bien, c'est une autre histoire...
En fait, je voulais te parler d'un film qui sort en ce moment, dont t'as forcément entendu parler (même si t'habite en Régions), parcequ'on t'as gavé le crâne avec ça depuis 3 semaines. Un film que je t'interdis formellement d'aller voir. Et là, je vais être concis, pour trois raisons:
- Parcequ'il encourage un voyeurisme abject, qu'il est lui-même d'un voyeurisme abject. Du genre "je vais voir un mort en sursis, ça me permettra de glauser sur son état dans ses derniers instant. Et pourquoi pas ensuite d'avoir un avis". Parceque comme disait Coluche, "t'as un avis sur tout. Enfin, t'as surtout un avis". Et ça, j'aime pas.
- Parcequ'il ne reste que deux semaines à l'affiche, et qu'il faut réserver sa place. C'est une ficelle commerciale à gerber, qui part du principe "ce qui est rare est cher". Parceque laisser un film deux semaines, avec tout le ramdam publicitaire qui va avec, ça permet de blinder des salles avant de te faire acheter le DVD plus tard à un tarif exhorbitant. C'est d'autant plus abject que derrière tout ça (et là, c'est pas une théorie du complot que j'affectionne pourtant particulièrement) se situe une envie de gagner du pognon sur le dos d'un mort. Et j'ai pas beaucoup de valeurs, on peut rire sur le dos d'un mort, mais se faire des thunes sur son dos, ça non. C'est malhonnête. Epicétou.
- Parcequ'il ne faut pas oublier que Michel Jaqueson, il faisait quand même de la soupe. Que sa mort a occulté celle de quelqu'un qui, lui, faisait de la musique.
Alors si tu me dis que t'as l'intention d'aller voir cette merde, je te préviens, je te casse les rotules. Oui c'est une menace. Déjà proférée à mon entourage. J'aime mieux te dire qu'ils font moins les malins à l'heure qu'il est...
Allez, à tantôt. HeeeeeHi!
21 septembre 2009
Y'a plus photo
Yep!
C'coup-ci, c'est bien moi qui t'écris!
D'abord, je remercie mon hôte pour ces vacances fort plaisantes, et tiens à la rassurer. Ce qu'elle espère que je dise, je le pense sincèrement. Bon, on va pas tomber dans le lacrymal plus longtemps, d'abord parceque tout cela ne te regarde pas.
Ah, et merci à l'inventeur de la Vodka-Pomme (que justice soit rendue) pour l'instant passé en sa compagnie, chanson spéciale pour toi. Merci aussi à Rocket, qui, même si elle a assassiné son talent d'écriture dans l'oeuf, n'en a pas perdu son sens de l'à-propos. La bise à vous deux.
Tiens, et puisqu'on parle d'assassinat, on n'a qu'à parler des morts. (parfois, je choisis la facilité, travers humain s'il en est)
Et tant qu'à faire, autant parler ici des morts dont (presque) personne ne parle ailleurs, c'est mieux pour te sortir de ton inculture crasse. Aujourd'hui, donc, deux morts injustement ignorés.
D'abord, une nouvelle qui va émouvoir nombre de catholiques quand ils vont l'apprendre. Le décès de Patrick Swayze plonge son frère, le pape Benoit, dans un profond chagrin.


La fin de l'un fut un vrai calvaire, celle de l'autre est un chemin de croix
Bien, trève de galéjades, un autre mort occulté par le décès aussi impromptu qu'inintéressant de Filip Nikolic ni vraiment constipé, c'est Willy Ronis. (oui, c'est Nicmo qui m'a appris la triste nouvelle, j'en ai profité pour lui piquer l'exergue du sujet, et alors?)
Qualifié de photopgraphe humaniste, Willy Ronis s'est attelé toute sa vie durant à faire de la photo un moyen d'expression, voire de militantisme. Dans la lignée de Robert Capa par sa façon d'envisager l'action de photographier (la photo demande un engagement viscéral, «Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près» disait Capa), il avait une façon époustouflante de capter des moments de vie dans une esthétique maîtrisée, bien que lui-même s'en défende. Pour Willy Ronis, Paris est un spectacle permanent et une source d'inspiration dont il n'a eu de cesse de mettre en relief la poésie réaliste. Il s'est aussi fait le portraitiste de gens engagés dans des mouvements sociaux, avec toujours cette même volonté d'être aussi engagé dans son travail que ses sujets dans leurs combats. Il ne se déplacait jamais sans son appareil, parcequ'il était lui aussi bien conscient qu'à tout moment, la rue peut aussi dire non, aux deux sens du terme.
Pour dire vrai, je n'y connais pas grand-chose en photographie, et les expositions de gens dont je ne connais pas bien le travail m'emmerdent. Mais un jour de 2006, alors que je flânais dans Paname, j'ai été voir la retrospective qui lui était consacrée, histoire de passer le temps. Et je me suis pris l'une des plus grandes claques qu'il me soit donné de recevoir.

Willy Ronis ; pluie place Vendôme ; Paris, 1947

Avenue Simon-Bolivar, Paris, 1950
Depuis ce jour, je ne fais pas un seul cliché sans avoir, inconsciemment, son doigt posé sur mon déclencheur.
Puisse son dernier temps de pose se faire en paix.
"Ma vision fut-elle totalement objective ? Je serais présomptueux d’y prétendre. J’ai du moins veillé à demeurer honnête, à ne pas truquer, à respecter mes semblables. Ma modeste fierté est, je l’espère, d’y être parvenu." Willy Ronis, 2005
26 août 2009
Izia, pépite tombée du ciel?
Yep!
La première fois que j'ai entendu ça, j'étais en bagnole, et tu sais ce que c'est, en bagnole, t'écoutes d'une oreille distraite. Au premier abord, j'me suis dit que ca ressemblait bien à une nouvelle pépite estampillée Jack White. Seulement, le Jack, il a pas cette voix-là. Et Meg White non plus. Or dans les White Stripes, ils ne sont que deux. Alors j'ai pensé que ça pouvait être le fruit de sa collaboration avec Alicia Keys pour le dernier James Bond. Sauf que non, parceque le morceau Bondesque en question, il commence quand même pas pareil.
Du coup, je m'suis dit "ah ouais, mais il a remonté un troisième groupe" avec entre autres Alisson Moshart, VV de The Kills. Qui avaient fait un album bien crade, Keep on Your Mean Side, dont était notamment issu "Monkey 23", à la rythmique lancinante, sur laquelle venait se poser la voix eraillée de VV. Tellement bon que Jacques Audiard, dans son remake plutôt réussi, l'avait utilisée dans la B.O.
* Mode apparté ON*
En parlant de Jacques Audiard, sort aujourd'hui Un Prophète, que j'ai hâte d'aller voir, ne serait-ce que pour revoir Niels Arestrup, un acteur dont le regard est d'une poésie fulgurante.
* Mode apparté OFF*
Pour en revenir à ce qui nous occupe, je suis donc allé écouter ce nouveau combo du Jack White. The Dead Weather, que ça s'appelle. Un combo qui fait envie, parceque outre Jack et VV, y'a aussi Dean Fertita (guitariste de Queens of the Stone Age) et Jack Lawrence (des Raconteurs, premier combo extra White Stripes de Jack White). Mais là, je sens que je t'ai perdu. Alors écoute tout ça, et tu verras à quel point The Dead Weather est prometteur.
Il va sans dire que de tout ça, je te conseille les albums en entier.
Bref, J'ai donc passé en revue ce que je connaissais, envisagé des interactions possibles, fait le tour de ce que Jack White avait pu produire.
Jusqu'à ce que je tombe sur ça, un soir d'errance télévisuelle:
Que je me rende compte que j'avais tout faux. Mais que pour une pépite, c'est bel et bien une pépite. Un petit bout de femme (19 ans au compteur) qui a commencé en faisant la première partie d'Iggy Pop, c'est dire! Alors d'accord, elle est plutôt bien née (fille de Jacques Higelin et donc demi-soeur d'Arthur H), mais elle se lance dans un genre radicalement différent, et avec talent. Des compos bien senties et parfois bien crades comme je les aime, une voix à la limite permanente de la rupture, des rythmiques qui canalisent à peine une énergie incroyable qui rappelle Beth Ditto, le disque d'Izia risque bien d'atterir très vite dans mon étagère. Avant d'aller la voir en concert le 28 novembre, quitte à vendre ma mère pour ça. Une découverte incroyable.
Et allez, pour la route, une autre merveille de son album:
Let's rule, and Keep on your mean side!
02 juillet 2009
On a perdu la boule à Fawcett
Yep!
Aujourd'hui, un post sur les reprises et les influences, avec des morts, des vivants, des morts-vivants, de la musique, des vidéos, du bon et du moins bon, un vrai Thriller.
Toi aussi ça te gonfle tout le barnum qui est fait depuis une semaine autour de la mort d'un mec qu'a trop pris de bains à l'eau de javel?
Ca tombe bien, moi aussi. Parceque j'ai quand même envie de dire "bon, hein, ouais d'accord, mais après?" C'est vrai, on va quand même pas lui dire "je veux que tu reviennes!". D'autres se chargent de reprendre ça en acoustique:
Donc "bon, hein, ouais d'accord, mais après?"
Eh ben après, y'en a d'autres qui sont passés à la trappe le même jour. Déjà que passer à la trappe une fois c'est pas drôle, mais quand en plus ta disparition est occultée par une autre, ca devient franchement pas marrant.
Parceque quand même, l'alsacien que je suis presque a été peiné (ou pas) d'apprendre la disparition de la reine de la choucroute...
Et surtout, jamais deux sans trois, le même jour, on a perdu Sky Saxon.
C'est en général à ce moment-là que tu me dis "putain Jack, t'as trop de culture pour moi on s'en fout de ton inconnu".
Et je te répondrai que t'as pas à t'en foutre (ou alors si, mais tu le dis pas, j'ai un post à termminer, merci). Parceque ce type-là, c'était quand même le leader des Seeds, un groupe de garage rock des années soixante qui a vachement influencé le rock par la suite. D'abord parcequ'ils ont commis ça
Chanson qui a d'ailleurs été reprise par les plus grands, ce qui fera plaisir à l'autre hystérique
Mais aussi (et surtout), par Alex Chilton, gros précurseur musical aussi, dans une version que je trouve magnifique
Et tu sais quoi, Alex Chilton, c'est un peu celui qui a permis au Cramps d'émerger, parcequ'il les a produit à leurs débuts. Les Cramps, j'aime beaucoup et j't'en parlais récemment, dans un contexte pas plus jouasse, d'ailleurs. D'ailleurs, si t'écoutes bien Chilton et les Cramps, tu verras qu'il y a plein de similitudes. Mais je vais pas te mâcher le travail, c'est à toi de jouer maintenant.
Tout ça pour dire que les influences, ça va ça vient, et que peut-être le roi du pop corn pour enfants a lui aussi influencé d'autres musiciens au niveau du physique. Et c'est pas forcément ce qu'il a fait de mieux.
A tantôt!
10 juin 2009
Où est Charlie?
Chez ton disquaire depuis lundi.
Et ici, parceque vraiment, un album à tomber amoureux(se).
Oui, c'est tout.
Si t'en veux plus sur cette charmante aux papillons et à la voix angélique,
va donc lui rendre visite
09 juin 2009
France à fric
Yep!
Omar Bongo, symbole de la Françafrique dans ce qu'elle avait (et a) de pire, est mort. On s'en fout.
A défaut de s'en réjouir. Et de s'en inquiéter, parceque la mort d'un tyran est toujours source d'instabilité politique, voire pire (cf l'Irak)
Il était poursuivi dans une affaire de biens mal acquis. A qui profite le crime? est-on en droit de s'interroger.
Je trouve que c'est surtout la preuve que bien mal acquis ne profite jamais.
Ouaip, j'aurais pu faire un post intéressant. Mais rater une telle occasion de se rouler dans la fange de l'aphorisme, c'eut été dommage.
Non?
Ah.
Eh ben alors va (re)voir Thomas Sankara, un homme intègre. Un documentaire passionnant sur ce président de la Haute-Volta (devenue Burkina Faso sous sa présidence) qui a conduit une politique d'affranchissement du peuple burkinabé jusqu'à son assassinat (avec la complicité de la France?). Le chef de file de la décolonisation africaine, mort pour avoir lutté depuis l'afrique contre la Françafrique et pour un continent affranchi.
Et puis intéresse-toi plus globalement aux liens qui existent entre les pays comme la France et les pays dit libres d'Afrique, liens économiques (pétrole contre armes), politiques (de l'influence de Bongo dans les élections françaises), mafieux (des assassinats non élucidés d'opposants avec mise en cause de la France). Pose-toi des questions, quoi... dis bonjour à ta conscience.
Ca te changera des barbecues au rosé, non coupé mais dégueulasse quand même.
03 juin 2009
Le 7 mercenaire
Yep!
Bon, aujourd'hui, j'étais sensé te parler de mon week-end, mais comme j'ai pas les photos j'aime bien faire les choses dans le désordre, ben je vais te parler de ma soirée d'hier soir. Je te vois venir, coquine, tu m'imagine déjà dans la luxure, le stupre et la fornication (oui, je considère aujourd'hui mon lectorat comme exclusivement féminin. Parcequ'il paraît que j'ai PLEIN de fillles à mes basques. Alors soit.). Si t'avais vu le forgeron serbo-croate qui m'accompagnait, t'aurais même eu mal pour moi.
Eh ben pas du tout (t'es déçue, hein gourmande...)
J'étais au cinoche.
Pour voir Looking for Eric. Alors là, tu va me dire "Jack, t'es qu'un beauf qui aime regarder le foot en buvant de la bière et en te goinfrant de pizza, et je suis sûre que tu pêtes au lit, en plus". T'aurais pas tort. Je fais tout ça (oui, TOUT ça, ca va, on est entre nous), mais pas que. Je dirais même, et encore plus.
Genre aller au cinoche voir des films.
Comme Looking for Eric, par exemple.
Et je vais te dire pourquoi tu devrais faire pareil:
- Parceque même si t'aimes pas le foot, tu peux pas rater le dernier film de celui qui a fait entre autres Le vent se lève, Raining stones, Land and freedom. Oui, je parle bien de Ken loach, sans doute le meilleur cinéaste social au monde (pas moins).
- Parceque si t'aimes le foot, tu ne peux pas rater cet ode au grand Eric Cantona et cette peinture des supporters anglais, touchants dans leur rapport quasi-mystique au foot.
- Parceque si t'aimes te marrer et avoir un regard critique en même temps, tu vas en avoir pour tes roupies. Une scène finale grandiose, des répliques tordantes, et toujours en filigrane ce regard typique de Ken loach sur une société anglaise au bord du gouffre et une jeunesse en dérive (qu'on avait déjà dans Sweet sixteen)
- Parceque si t'aimes les films avec des acteurs magistraux, tu ne peux pas rater Steve Evets en facteur dépressif père d'une famille délabrée, magistral (une performance bluffante, un acteur énorme) et Eric Cantona en ex-champion philosophe (une capacité d'autodérision unanimement reconnue). Même les rôles secondaires sont excellents.
- Parceque si t'aimes la bonne musique (celle que j'aime, en fait), ben tu vas pas être déçue. The Rascals (les vrais, ceux des 60's, hein, pas les trouducs qu'ont fait un album pourri y'a deux ans et qu'avaient même pas l'imagination de se trouver un nom de groupe original)(et vlan), Elvis, une BO soignée sur fond de Rock'n'roll.
- Parceque si t'aimes entendre ton voisin de derrière ronfler pendant 2h, surtout, vas-y à la séance de 22h30.
Bref, un putain de bon film (c'est quand qu'ils m'engagent aux cahiers du cinéma, avec une critique aussi fine?). Ken loach qui s'essaye à la comédie avec plus ou moins de réussite (quelques longueurs qui ont du mal à faire démarrer le film), mais avec toujours ce sens inné de la justesse dans ce et ceux qu'il filme. Et un attachement viscéral aux petites gens qui justifie à lui seul d'aller voir son dernier film.
Ah, au fait, le titre et la musique d'ambiance (inspirés d'une traduction laborieuse du titre d'un autre film), tu te demandes pourquoi ce titre-là? Peut-être qu'avec une photo, ça va t'aider.
A tantôt, bonne séance
16 avril 2009
Aux SS sans disette
La vie est quand même bien faite. Hier, je te parlais de mon admiration pour l'autodérision et les blagues un peu malignes. Et aussi les moins malignes, parceque je suis un homme pluriel (c'est beau ça, non?).
Et l'autre jour, une alcoolique consanguine te conseillait d'aller voir un film. Avec dedans un acteur qu'elle est exitée quand elle le voit. Elle prend même l'accent du sud, c'est dire si elle est exitée. A croire qu'elle pourrait l'aimer dans une poubelle. Parceque c'est une guedin. La preuve:
CQFD. (j'aime aussi les private joke, mais forcément, ça fait rire moins de monde)
Bref, elle est tellement excitée qu'on pourrait l'appeler Brigitte:

Alors que bon, il a rien d'exceptionnel, quand même...
Du coup, j'ai été voir ce film. Un film avec des après-ski au début, un bal costumé au milieu et une statue à la fin. Eh ben je ne peux que te conseiller à mon tour d'aller le voir. Enfin, vas-y à la séance de 22h ou attends un peu, parceque voir un film le jour de sa sortie, ça implique de partager la salle avec une floppée de jouvenceaux turgescents qui rigolent déjà comme des tordus aux pubs qui précèdent et sont en ébullition face à la moindre paire de seins, surtout s'ils débordent d'une combinaison en latex trop courte.
Mais sinon, va le voir, parceque c'est plutôt bien foutu (le film, pervers va), mais surtout parceque ça utilise quasi toute la palette de l'humour. Du comique de situation à celui de répétition en passant par le second degré et l'humour allusif, tout est drôle. Et corrosif par moments. Faut dire que le réalisateur, c'est celui de La classe américaine, autant dire qu'il sait ce qu'il fait.
Et puis, il faut bien avouer que Jean Bond a beaucoup de charme dans son costard d'espion à la manque mais imbu de lui-même. Sans son costard aussi, d'ailleurs.
Une très belle référence aux films de Blier et aux films d'espionnage des années 60. Va le voir, je te dis! En plus, si tu y vas, après, tu sauras ce que c'est vraiment, l'humour juif. Ou pas.
Bonus Gainsbourg du jour:
"Qui a coulé le Titanic?
- Iceberg, encore un Juif."
Allez, bonne séance et à tantôt.
26 mars 2009
Je ne fais que passer, ne t'en fais pas
Comme scène de rencontre fantasmée, y'a aussi celle de Clara et Moi. Très joli film, avec deux acteurs dont la qualité n'est plus à prouver. Julie Gayet, toujours aussi adorable, alternativement fraîche et obscure, et Julien Boisselier, éternel gendre idéal, touchant comme à son habitude. Et une B.O. de Benjamin Biolay, pour ceux qui aiment. Un film qui donne envie de tomber amoureux, quoi.
Ou comment recycler ce qu'on voit la veille, et tenir son lectorat en haleine pour pas cher.
Oui, parceque pour le week-end, je t'ai prévu du sexe et du rock'n'roll. Pour la drogue, tu te démerdera...
A plus.
18 mars 2009
J'ai dû rêver trop fort
Yep!
Aujourd'hui, post fourre-tout.
Avec plein de trucs (parceque j'aime plein de trucs)
Dans le désordre (parceque c'est un peu l'état du dedans de ma tête en ce moment)
Alors je vais pas m'étendre sur la disparition de Monsieur Bashung, je crois que tout a déjà été dit (et que les nécros étaient prêtes depuis quelques temps déjà, cf les dernières Victoires de la musique, glauques à souhait).
Juste que c'est encore un socle de ma culture musicale qui vient de s'en aller, et qu'il va (me) manquer. Alors salut Alain, bonne nuit à toi, et embrasse Fred Chichin de ma part. Fuckin'death! Cette salope t'a choppé, fais-lui l'appeau. Et remet les cadrans à l'heure!
Ca, c'est fait.
On va pouvoir parler de la vie rêvée des anges du commun des mortels. Ou comment faire le lien incongru entre "Into the wild", "Garden State", et "Dr House". (et deux-trois autres choses, histoire que j'en profite pour te cultiver donner deux-trois pistes)(tout ce dont je te parle, j'ai amé donc je te le conseille, comme d'hab', à moins d'indication contraire)
Ces jours-ci, j'ai vu coup sur coup les deux premiers films. Ce qui m'a plu dans le premier, c'est (en dehors des considérations mystiques, quoique) la volonté de quitter sa vie pour se forger une expérience. Quitte à en mourir. Et puis les plans sont superbes, les acteurs sont confirmé dans leur excellence (Emile Hirsch, le jeune skater fougueux des seigneurs de dogtown prend un sacré coup de sérénité), Sean Penn est quand même un bon gars. J'aime la nature, la rando, et en éteignant le poste, j'ai eu direct envie de chausser les godasses, brûler mes papiers, et prendre la route. Et puis bon, il était une heure du mat', il faisait froid, je suis allé me couché en repensant aux lectures auquelles ce film faisait écho, les bouquins de Kerouac, Bukowski et consorts. J'ai passé une bonne nuit en compagnie de tous ces beatniks, merci.
Et puis j'ai regardé Garden State, parceque ça faisait quelques temps que je me disait qu'il le fallait. Parcequ'on m'en avait dit le plus grand bien, parceque Zach Braff m'a fait marrer dans Scrubs, et parceque Natalie Portman. Un idéal de femme, mon idéal de femme. Mise en valeur comme jamais dans ce film-là. Certes, c'est un film, mais elle est so cute, so sweet, so crazy, so gorgeous (oui, je regarde les films en V.O., y'a un problème?). Fille, femme, engagée, simple, mignone, charmante, sensuelle, dotée d'autodérision, déjantée juste ce qu'il faut, rassurante à la fois, elle est celle que j'attend, mais bien sûr, elle n'est qu'un fantasme. Elle n'est qu'un fantasme, de la même manière que je fantasme d'une scène de rencontre (avec elle, ce serait idéal) comme celle qu'elle vit dans Garden State ou dans Paris, je t'aime (ou pour citer un film dans lequel elle ne joue pas, Eternal sunshine of the spotless mind).
T'en veux, du fantasme de Jack? Allez, prends, plaisir d'offrir, joie de recevoir!
Il y a chaque femme dans une Port(man):
C'est à ça que je voulais en venir. Le fantasme.
Qu'on fanstasme sur une gonzesse ou sur une autre vie possible, c'est franchir le pas qui est le plus dur. Et c'est ça qui fait que l'on s'y complaît, dans le fantasme. Savoir que jamais dans ma vie je n'aurai l'occasion de prendre un café avec Natalie Portman, que jamais je ne quitterai ce monde de dingues pour aller vivre en ermite, c'est ça qui fait que j'aime l'idée de le faire. Et je suis comme toi, hein, pas la peine de me prendre pour un illuminé. Si tu passes 2h30 devant Télébouygues le mercredi soir (moi aussi, ce soir, je couperai mon téléphone), c'est parceque Greg House est ce que tu aimerais être mais que tu n'oses pas être. Tu l'aime parcequ'il est cynique, injuste, et qu'il l'assume. Et que toi, quand il s'agit d'envoyer balader les gens, tu le fait avec le sourire, parceque tu veux pas te les mettre à dos... et que dans le fond, tu n'assumes pas.
Ce qui nous fait avancer, c'est le fantasme. Sa réalisation ou non importe peu, parcequ'il arrive qu'elle nous déçoive.
Allez, pense à autre chose que ta vie, rêve, fanstasme!
Et tantôt, on reviendra à des choses triviales (ou pas).




















