Jack Larsen & The Phlegmatic Ugly Ponies

Motherfuckin' rock'n'blog. Que du déjà fait, mais différent.

02 juillet 2009

On a perdu la boule à Fawcett

Yep!
Aujourd'hui, un post sur les reprises et les influences, avec des morts, des vivants, des morts-vivants, de la musique, des vidéos, du bon et du moins bon, un vrai Thriller.

Toi aussi ça te gonfle tout le barnum qui est fait depuis une semaine autour de la mort d'un mec qu'a trop pris de bains à l'eau de javel?

Ca tombe bien, moi aussi. Parceque j'ai quand même envie de dire "bon, hein, ouais d'accord, mais après?" C'est vrai, on va quand même pas lui dire "je veux que tu reviennes!". D'autres se chargent de reprendre ça en acoustique:

Donc "bon, hein, ouais d'accord, mais après?"

Eh ben après, y'en a d'autres qui sont passés à la trappe le même jour. Déjà que passer à la trappe une fois c'est pas drôle, mais quand en plus ta disparition est occultée par une autre, ca devient franchement pas marrant.

Parceque quand même, l'alsacien que je suis presque a été peiné (ou pas) d'apprendre la disparition de la reine de la choucroute...

choucroute
Tu grignottes un stück?

Et surtout, jamais deux sans trois, le même jour, on a perdu Sky Saxon.

C'est en général à ce moment-là que tu me dis "putain Jack, t'as trop de culture pour moi on s'en fout de ton inconnu".

Et je te répondrai que t'as pas à t'en foutre (ou alors si, mais tu le dis pas, j'ai un post à termminer, merci). Parceque ce type-là, c'était quand même le leader des Seeds, un groupe de garage rock des années soixante qui a vachement influencé le rock par la suite. D'abord parcequ'ils ont commis ça

Chanson qui a d'ailleurs été reprise par les plus grands, ce qui fera plaisir à l'autre hystérique

Mais aussi (et surtout), par Alex Chilton, gros précurseur musical aussi, dans une version que je trouve magnifique

Et tu sais quoi, Alex Chilton, c'est un peu celui qui a permis au Cramps d'émerger, parcequ'il les a produit à leurs débuts. Les Cramps, j'aime beaucoup et j't'en parlais récemment, dans un contexte pas plus jouasse, d'ailleurs. D'ailleurs, si t'écoutes bien Chilton et les Cramps, tu verras qu'il y a plein de similitudes. Mais je vais pas te mâcher le travail, c'est à toi de jouer maintenant.

Tout ça pour dire que les influences, ça va ça vient, et que peut-être le roi du pop corn pour enfants a lui aussi influencé d'autres musiciens au niveau du physique. Et c'est pas forcément ce qu'il a fait de mieux.

Sliimy

A tantôt!

Posté par Jack Larsen à 14:59 - Plans cul(turels) - Commentaires [3] - Permalien [#]

24 juin 2009

Tu fais quoi ce week-end?

Moi j'en serai, n'hésite pas à venir faire un tour.

JdF2009

Gargote, guinguette, concerts, théâtre, camion-ciné, artisans, surprises...

C'est du plaisir à bon marché

Posté par Jack Larsen à 09:07 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [9] - Permalien [#]

22 juin 2009

On vous rappellera (ou pas)

Yep!

Vu le titre et la musique, tu te doutes bien que je vais te parler d'échangisme.

Ou de recherche d'emploi. Tout ça parceque c'est la fin de l'année, et que j'en connais qui rentre en phase de transition. Alors je vais t'en parler de mon point de vue, c'est celui que je préfère connais le mieux.

Au début de l'histoire, t'as eu ton bac par miracle. Après, comme t'étais pas plus con qu'un autre, t'as voulu faire des études, histoire de passer le temps, et éventuellement d'avoir un diplôme. Alors tu passes 4 ou 5 ans pendant lesquels tu fais de belles rencontres, d'autres moins belles, de belles expériences (un stage dans grand quotidien national), de moins belles expériences (soirées étudiantes en boîte, que tu te rappelles plus comment t'as fini la soirée), bref, 4 ou 5 ans qui te rendent alcoolique adulte. Et puis après ta licence, obtenue allègrement (ce qui défie toutes les lois mathématiques de la logique), tu te sens pas encore près à te lancer dans la foire aux bestiaux sur le marché de l'emploi. Parceque t'as encore un peu envie d'en profiter, parceque la vie active, franchement, quand t'as passé 20 ans à voir tes parents rentrer pépères le soir, ça te donne pas envie...

Alors tu t'inscris à un concours que t'as aucune chance d'avoir, mais que ça te prolonge ton statut de deux ans. Deux ans pendant lesquels tu grandis encore, pendant lesquels tu deviens presque intelligent et presque plus alcoolique. Tu passes même à deux doigts (t'aimes cette expression, hein, coquine) de l'avoir cet enculé de concours. Mais y'a pas d'acte manqué, paraît-il...

Et puis il faut se rendre à l'évidence, tu peux pas aller plus loin (à moins de passer sa vie à vivotter de bourses d'études en jobs précaires). Tu commences à avoir des besoins financiers tels qu'il devient indécent de rester dépendant de ses parents, t'as simplement besoin d'indépendance. Et tu te sens enfin près à tous les niquer chercher un boulot.

Mais avant de chercher un boulot, faut déjà que tu passes par la case chômeur, case que tu comptes bien sûr pas occuper trop longtemps. Mais le système est fait de telle manière qu'entre toutes les démarches d'inscriptions, de renvoi des pièces, de "mais monsieur, vous avez travaillé deux heures en intérim, ça vous fait changer de catégorie", de "ah non, vous habitez au centre ville, mais votre agence, c'est pas celle du centre-ville, c'est celle en périphérie", et autres aventures extraordinaires infantilisantes au possible (que certain d'entre-toi connais sûrement par coeur), ben tu passes 2 mois avant de pouvoir envisager de regarder les offres d'emploi. Me reviens l'image de la fille-mère en pleurs à côté de moi face à tant de complexité, juste pour pouvoir faire un boulot de merde qui lui permette de nourrir sa fille, une image de désolation que j'en ai encore des frissons...

Après, tu commence à répondre à des offres, avec des exigences, parceque merde, t'es quand même pas n'importe qui. Que plus ça va, plus tu te rends compte que si tu veux un job, faut que t'assimile que si, t'es n'importe qui. T'envoie, t'envoie, t'envoie, des CV à la pelle et des lettres dont tu ne fini par changer que le nom du destinataire.

Et t'attends. Encore, encore, encore.

Et pour patienter, tu pars une semaine en rando, parceque ces cons peuvent bien attendre une semaine, t'as bien attendu 2 mois. Une semaine de rêve, la crête des vosges, loin du monde, loin des douches et autres considérations sociales.

Sauf que la foire aux bestiaux te rattrape au bout de 5 jours. T'es convoqué en entretien le lendamain. Heureusement, c'est chez toi, donc pas trop loin. Mais ça te fait un peu chier quand même, ça te bouffe tes vacances. Alors tu dors (mal et peu) dans un abri en bois, tu te tape 2 heures de bagnole pour 15 minutes d'entretien, tu passes chez toi prendre une vague douche mais tu prends pas le temps de te raser, et tu va à ton entretien, avec encore l'image des sentiers en tête. T'arrives à l'entretien:

"Bonjour monsieur Larsen"
"B'jour"
"Asseyez-vous, je vous en prie"
"Yep"
"Bon, alors, parlez-nous de vous"
"(Ben là, j'étais dans les vosges, et j'ai qu'une envie, y retourner, alors si on pouvait faire vite, ça m'arrangerait) Bla bla, j'ai 4 ans et j'suis content, bla bla"
"D'accord, alors......

(ellipse narrative)

.... Merci monsieur Larsen, on vous rappelera"
"(ouais, c'est ça, vu la gueule que j'avais, mon esprit ailleurs et mes blagues pourries, j'ai encore bien fait de venir)"

1h plus tard, coup de fil. (qué? j'ai oublié ma veste là-bas?)

"oui bonjour monsieur Larsen, nous avons été très impressionnés par votre expérience, vous sembiez à l'aise et vous avez selon nous les qualités requises pour le poste. C'est vous qui êtes pris"
"Euh.... Merci"

(quoi, un stage de deux mois à Libé, des blagues merdiques et pas une once d'implication dans la discussion, et une manière de bosser complètement incongrue, ils sont cons ou drogués?)

C'était il y a trois ans jour pour jour. L'un de mes rares entretiens d'embauche. Pour ne pas dire le seul vrai, avec des vrais DRH et une secrétaire qui t'introduit (non, il ne s'est rien passé de salace, vicieuse). Que comme j'étais ailleurs, j'ai pas eu le temps de flipper. Que j'ai été moi-même, aidé par 5 jours de rando. Que j'étais semble-t-il naturel, que j'ai osé l'humour, que j'ai participé à ce qu'il y aie conivence entre moi et le "jury", parceque je ne mettais pas d'enjeu dans cet entretien, surtout.

Encore aujourd'hui, je reste persuadé que c'est au moins autant l'entretien que mes capacités professionnelles qui font que j'ai eu ce boulot. Et je me félicite chaque jour d'avoir été en rando juste avant.

Alors je crois qu'avant un concours, une épreuve, un entretien, au lieu de te ronger les doigts jusqu'à l'os (je l'ai fait aussi, souvent et sans bénéfice autre que d'avoir sauté un repas), tu peux arriver en vrac du moment que tu triches pas, que tu fais pas ce que tu penses qu'on attends de toi, et que juste avant, tu as fait quelque chose que tu aimes pardessus tout, tu mets plus de chances de ton côté.

Allez, bon courage si tu passes le bac (oh, jouvencelle lycéenne tout juste majeure, je sais que tu me lis en cachette de tes parents).
Et bon courage à tous ceux qui changent de situation.

A tantôt

Posté par Jack Larsen à 10:09 - Travailler plus pour gangrèner plus - Commentaires [7] - Permalien [#]

18 juin 2009

La rançon (de la gloire?)

Yep!

John Malko, cette raclure de fond de sanisette, me menace. Bon, d'accord, il m'a demandé de raconter mon week-end, je l'ai menacé, et il a renchéri. Sauf que lui a un vrai moyen de pression. L'enculé.

Alors je m'exécute.

C'était vachement bien.

Content, Johnie?

...

Bon, d'accord, pour échapper à la honte, j'anticipe. Ce dont Johnie me menace, c'est une photo de mon corps sculptural dans le plus simple appareil. On n'est pas toujours maître de ce qu'on fait et de ce que font ses amis.

Et d'accord, j'te raconte.

Pour contextualiser (si tu me lis régulièrement, tu sais que j'aime le contexte), avec des potes, on se fait régulièrement des séminaires. Entre mecs, parceque "les filles, c'est nul". Des séminaires pendant lesquels on régresse le plus possible. Pendant lesquels on redevient des gamins. Des gamins qu'auraient le droit d'acheter de l'alcool et de la drogue.

Et bien ce week-end, c'était séminaire. Un séminaire qui nous a fait à tous du bien, parcequ'on a quitté pendant 48h nos existences rongées par le quotidien. Du coup, on a refait le monde sans en changer le sens de rotation, on a bouffé équilibré, on a picolé, certain à vomi, on a ri, on a roté et peté sans complexe, on a parlé de poneys (ce qui pour moi est une évidence, tu connais mon attachement à cet animal), on a profité d'un jardin magnifique et d'un étang ensoleillé. On a vécu, quoi. Comme des gosses.

Et le pire dans tout ça, c'est que ces mecs capables de sortir les pires conneries, de devenir des bêtes (pas moins), c'est des mecs qui par ailleurs me construisent, des potes sur lesquels je peux compter, des mecs pétris de culture, des mecs avec des valeurs, dont une primordiale, l'amitié. Des potes dont je suis fier, un groupe auquel je suis fier d'appartenir.

Parmi ces mecs-là, certain est père, certain va le devenir sous peu, certains y aspirent, j'y aspire. Tous font et feront des bons pères, peut-être en partie parcequ'il savent rester enfants eux-mêmes.

Alors voilà, je les aime d'amour et de bière fraîche, et s'il faut en passer par la menace pour le clamer sur les toits, ainsi soit-il. Mais même sans ça, j'aurais fini par parler d'eux, parcequ'ils font partie de moi, et que quelque part, ils me gardent en vie (malgré leurs tentatives répétées d'assasinat).

Tchô bande de nazes!

Posté par Jack Larsen à 12:31 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [6] - Permalien [#]

16 juin 2009

Vaut mieux l'avoir en photo qu'en pension

Yep!

Le hachis parmentier, c'est bon.

Alors quand il y en a, j'en reprends.

Et je finis les assiettes des autres.

A midi, y'en avait.

A noter qu'hier soir, j'ai repris 2 fois du confit de canard.

Je dois être enceint, vu ce que je bouffe en ce moment. Mais là n'est pas le propos.

Le propos, il est de te dire que les toilettes que je viens de visiter ressemblent désormais à un tableau de Pollock.

Et que j'ai beau être matinal morfale, j'ai mal.

Nota bene: je te rappelle que je fais de la poésie à mes heures perdues. Là, tout de suite, je suis pas sûr de participer à sa survie. Remarque, c'est pas la première fois.

Tantôt, un post avec du contenu un peu plus concentré (ah ben bravo, et vas-y que je continue dans la métaphore scato!).

Posté par Jack Larsen à 14:30 - C'est quand même fou la vie, non? - Commentaires [2] - Permalien [#]



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